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                  <text>APPENDIX

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436

~

-.--c»&gt;~-+t;-~~

6

~~,-/

;

�l 2

•
• En renon~ant aw. querelles
qui peuvent troubler ma tranquillite,
je ne veux point m'interdire
celles de pur atl\Jsement telles
que les
discussions
que je puis avoir avec M. Rameau sur son art.
Tant qu'il
ne sera question que de Musique et de chansons, je crois pouvoir asses
compter sur moi meme pour ne pas me refuser a des disputes ou je ne serai
pas plus $ier d'avoir raison qu'humilie d'avoir tort.
Je dois
l'honneur
d'une reponse a la reputation4
de ce Musicien

Du Principe
de la Melodie
OU

Reponse aux erreurs

5 2 1
s.ur la Musique • •

TEXTUAL
NOTES
The manuscript contains twenty-four pages in 4to (of which the last
is blank) followed by two pages in Svo. From pp. 2r to 17r the text
appears on recto sides only with intercal.ations
to a few passages added
on the facing verso sides,
Thereafter the text proceeds from p. 16v to
p. 22r on both recto and verso sides, though in a less legible state and
in an irregular
order (see note 431 below).
P. 25r comprises a rough
draft of a passage on pp. 8r-9r, while on p. lv there is a long intercalation top.
16v (see notes 188 and 446 below).
Seven passages (on
pp. lv, 3v, 6v-9v, 22v, 23v, and 26v-25v) appear to be unconnected to the
main body of the text and are included here as fragments at the end. The
text from pp. 2r to 7r, which forms a continuous section that Rousseau
incorporated
in the Examen de deux principes,
is crossed out.
The text
of pp. 16v, 18v, and 22r, as well as the intercalation
on p. iv, are
similarly
crossed out, though the remaining draft of the Exarnen on
pp. 17v-21v is not .. The central. section from pp. Sr to 17r comprises
the digression
that includes a draft of chs. xvili and xviiii
of the Essai
sur l'origine
des langues.
Two passages in this section (see notes 2~
and 265 below) also figure in the Exarnen, and these passages too are
crossed out.
In the footnotes to that section I have incorporated
rough
draft variants to three passages as they appear in the Ms R 60, p. 25r,
Ms R 72, p. 25r, and Ms R 72, p. 20v (see notes 188, 295, and 369 below).
Each of these drafts is crossed out.
All other crossed out passages are
so specified.
The end of each page is marked by a footnote;
unless otherwise indicated the text proceeds in all cases to the following recto side.
All manuscript references
pertain to the Rousseau papers in the Bibliotheque
de la Ville de Neuchatel.
The central. section of the text has been previously transcribed
twice, first by me in my 'Rameau, Rousseau, and the Essai sur
l'origine
des langues',
SVEC, CXVII (1974), pp. 202-220, and SVEC, CXXXII
(1975), p. 112, and then by Duchez in her 'Principe de la melodie et Origine
des langues',
Revue de musicologie,
LX (1974), pp. 61-77.
Both of these
transcriptions
contain e. number of errors.
Two other passages, one from the
main body of the text, the other a fragment, have also appeared earlier
in
Jansen (see notes 2 and 954 below).
437

�C'est toujours avec plaisir 6 que je vois paroitre
de nouveaux
Ecrits de M. Rameau; de quelque rnaniere q~'ils soient accueillis
du
Public, ils 7n•en sont pas rnoins 7 precieux aux amateurs de l'art
et
je me fais honneur d'etre de ceux qui tachent d'en profiter.
Quand
8ce n'est pour moi qu'une
cet illustre
ntusicien releve mes fautes,
raison [nouvelle] 9 de le remercier 82; et cornme en renoncant aux
querelles
qui peuvent troubler ma tranquilite
je ne rn'interdis
point
11a•autant plus] 10
celles de pur amusement, je lO[discuterai
12 [les questions decidees par M. Rameau] 12 qu'il 11 en
volontiers
1et par
[peut] resulter
de sa part de nouveaux eclaircissements,
consequent de nouvelles lumieres, pour le public et pour moi 1 . C'est
meme entrer en cela dans les vues de 13cet illustre
[artisteJ 14 ,13
15
qui dit qu'on ne peut
contester
les propositions
qu'il avance que
pour lui fournir les moyens de les mettre dans UD plus grand jour,
d'ou je concluds 16 qu'elles
ont besoin 17 d'etre contestees 16 , 15 .
Je suis 18 fort eloigne de vouloir defendre mes articles
de
l'Encyclopedie,
personne a la verite n'.en devroit etre plus content
que M. Rameau qui les attaqueb., mais personne au monde n'en est plus
mecontent que moi-meme19 : Cependant quand on sera instruit
de terns
ou ils ont ete faits,
de celui que j'eus pour les faire et de
20 , ou j'ai toujours ete de reprendre un travail
l'imp[uissanceJ
fini 21 ;
quand on saura de plus, que je n'eus point la presomption de me
1.

Missing from the Exarnen de deux principes.

2.

See Jansen, p. 466. Apart from the title,
&lt;au moins&gt; 1 1 honneur
&lt;gra&gt;

3.
4.

s.
6.

7.
8.
9.

this

passage

is crossed

End of p. lr.
&lt;un nouveau&gt; plaisir
Examen de deux principes,
CTWR,V, p. 266: sont.
Ibid.:
il m'instruit,
il m'honore, je lui dois des remercirnens.
&lt;de plus&gt;

&lt;me rneller(?)
preterai
d'autant plus&gt;
11.
Examen de deux principes,
CTWR,V, p. 267: par occasion quelques
points qu'il d€cide, bien sfu&gt; d'avoir toujours fait une chose utile,
s'il.
10.

12.
&lt;aux discussions
n'aurai pas [en cela)

13.
14.

qu'exigent
des matieres
perdu mon terns&gt;

Exarnen de deux principes,
&lt;Musicien&gt;

15.
Added top.
lv.
16.
Examen de deux principes,
conteste.
17.
&lt;tres grand&gt; besoin
18.
Ibid.:
suis, au reste.
19.
Ibid.:
rnoi.
20.
l'imp&lt;ossibilite&gt;
21.
Examen de deux principes,

qu'il

traite

&lt;qu'il&gt;

CTWR,V, p. 267:

ce grand Musicien.

CTWR,V, p. 267:

qu'il

CTWR,V, p. 267:

une fois

438

et je

est bon qu'on les

fini.

out.

�proposer22 pour celui-ci
mais qu[eJ 23 ce fut, pour ainsi dire [une
tache] imposee par l'amit:i_eg, On lira peut etre avec quelque
indulgence des articles
que j'eus a peine le terns d'ecrire
dans
l'espace qui m'etoit laisse 244 pour les rnediter, et que je
n'aurois point entrepris
si je n'avois consulte que le terns et
mes forces.
Mais ceci est une justification
envers le Public et
25 [pour un autre lieul 25 .
Revenons a M. Rameau que j'ai
beaucoup loue et qui 26 [me fait un crime deJ 26 ne l 1 avoir pas
loiie beaucoup 1 davantage.
Siles
Lecteurs veulent bien jetter
les yeux sur les articles
qu'il attaque, tels que 27 Chi~§rer,
Accord, Accom~agnement &amp;c. s'ils distinquent les sobres
eloges
que l'equite 2 rend aux vrais talens de l'encen~ indiscret
qu'une vile adulation29 prodigue a tout le monde, enfin s'ils
30de ce que les procedes de M. Rameau vis-a-vis
sont instruits
de rnoi ajoutent de poids et d'honnetete 30 a la justice ~ue
j'aime a lui rendre, j'espere
qu'en blamant les erreurs 1 que
j'ai pu commettre 32 ils seront contens au moins des honvnages que
j'ai ~ 3su rendre a 34 [ses talensJ34,33.
Je [ne] feindrai
[pas]3S d'avouer que l'ecrit36
Intitule
Erreurs sur la Musigue &amp;c. me paroit en ef$7t fourmiller
d'erreurs
et que je n'y vois rien de juste
que le titre.
Mais 38 ces erreurs ne sont point dans les lumieres de M. Rameau,
elles n'ont leur source 39 que dans son coeur, et quand la passion
22.

&lt;croire&gt;

23.

qu&lt;'il

24.

Exarnen de deux principes,

25.

&lt;qui doit trouver

26.

&lt;rn'injurie

27.

End of p. 2r.

28.

Examen de deux principes,

29.

Ibid.:

ne(?)&gt;

CTWR,V, p. 267:

donne.

sa place&gt;

pour&gt;

CTWR,V, p. 267:

rnesure aux talens,

du vil

30.
Ibid.:
moi, ajoute.

du p9ids que les precedes

31,,

Ibid.:

fautes.

32.

Ibid.:

faire

33,

Ibid.:

rendus a l'Auteur.

34.

&lt;la verite&gt;

35.

&lt;point&gt;

36.

l'ecrit

37.
38.

Ex.amen de deux principes,
&lt;et&gt;

39.

source&lt;s&gt;

dans l'exposition

vrais.

encens que !'adulation.
de M. Rameau, vis-a-vis

de ses principes.

&lt;[son merite]&gt;

&lt;de&gt;
CTWR, V, p. 267:

439

plus

juste.

de

�ne l 1 aveuglera pas il jugera 40 mieux que personne des 41 [bonnes
regles] 41 de son art.
Jene m•attacherai
done point a relever
42une multitude 42 de petites fautes qui disparoitront
avec 43
44
44
sa haine; _ [encore moins]
deffendrai-je
celles dont il
45sont en effet tres bien relevees 45
m'accuse et dont plusieurs
Laissons toutes ces chicanes 46 personnelles
qui 47 ne font rien
au progres de l'art ni a l'instruction
du Public. 48 [Il faut
abandonner ces bagatelles 49 aux cornmengans qui veulent se faire
2] et qui pour une
connoit~e 50 , 48 51 [aux depends d'~utrui
[faute] 3 , 54 qu'ils
rcorrigent) 5 ne craignent pas d'en
[commettreJ 56 cent) 51 . [Mais] Ce on'on ne oauroit examiner nvec
trop de soin ce sont les principes 57 de l'art meme, gins lesquels
la moindre erreur est une source d'egaremens et [ou)
l'artiste
ne peut se tromper en rien que tous les 59 efforts qu'il fait pour
60se perfectionner
ne l'eloignent
de 60 la perfection.
40.

&lt;doit&gt;

41.

&lt;vrais principes&gt;

42.
43.

Examen de deux principes,
&lt;a&gt;

44.

&lt;et sans [meme]&gt;

CTWR,V, p. 268:

un nombre.

45.
Examen de deux principes,
CTWR,V, p. 268:
en effet, ne
sauroient ~tre ni€es.
Il me fait un crime, par exemple, d'ecrire
pour etre entendu;
c'est un defaut qu'il impute a mon ignorance, &amp;
dont je suis peu tente de la justifier.
J'avoue avec plaisir,
que,
faute de choses savantes, je suis reduit a n'en dire que de raisonnables, &amp; je n•envie a personne le profond savoi.r qui n'engendre que
des ecrits inintelligibles.
Encore un coup, ce n'est point pour ma
justification
que j 1 ecris, c'est pour le bien de la chose.
46.
Ibid.:
disputes.
47.
&lt;dont&gt;
48.
&lt;J'admire comment un aussi grand Artiste que M. Rameau daigne
s'abbaisser
aces petites discussions
qu'on pardonneroit
a peine&gt;
49.
Examen de deux principes,
CTWR,V, p. 268: petites
chicanes.
SO.
51.

Ibid.: un nom.
Added top.
2v.

52.
53.

Examen de deux principes,

54.

SS.

Examen de deux principes,
&lt;rel:event&gt;

56.

&lt;c011DDettre&gt;&lt;faire&gt;

57.
58.
59.

&lt;vrais&gt; principes
&lt;sans lesquels&gt;
&lt;ses&gt;

&lt;erreur&gt;

&lt;[faute]&gt;

CTWR,V, p. 268:

des noms deja connus.

&lt;[erreur]&gt;

60.
Examen de deux principes,
n'en eloignent.

CTWR,V, p. 268:

erreur.

CTWR,V, p. 268: perfectionner

440

l'Art

�Je remarque dans 511e[s erreurs sur la Musique)61 deux ue ces
Principes6?. irnportans.
Le premier qui a63 guide [M. Rameau] da.~s
tous ses ecrits et qui pis est dans toute sa Musique~, est que
l'harmonie6 4 est l'unique fondement !de l'art],
que la melodie
65n' est qu·•un accessoire 65 et que 66 8tou[ s] les grands effets de la
Musique naissent directement69 de l'harmonie6 8 .
L'autre principe,
nouvellement avance par M. Rameau, et qu'il
me reproche de n'avoir pas ajoute a ma definition
de l'accompagnement,
70commen~ons
est que cet accompagnement represente
le corps sonore.
par le premier et le plus important 71 dont la verite ou la faussete
demontree doit 72en quelque maniere servir72 de base a tout l'art
Musi[cal) 73 .
Il faut d'abord remarquer que M. Rameau fait deriver toute
l'harmonie de la resonance du corps sonore.
Et il est certain que
tout son 74 est accompagne de trois [autres] sons harmoniques 75ou
concomitans 75 qui forment avec lui un accord parfait
tierce majeure.
Ence sens l'harmonie est naturelle
et 76 inseparable
de la melodie
puisque tout son porte avec lui son accord parfait.
Mais77 outre78
ces trois sons concomitans chaque79 son principal
en donne beaucoup
d'autres
qui ne sont point harmoniques et n'entrent
point dans 80
l'accord parfait
telles
sont toutes les aliquotes
non reductibles
par
leurs octaves a quelcune de ces trois premieres.
Or il y a une
infinite
de ces aliquotes qui peuvent echaper a nos sens mais dont la
61..
62.

le &lt;dessein ecri t de M. Rameau&gt;
Principes &lt;dont le premier&gt; &lt;dont&gt;

63.

&lt;l'&gt;a

64.

l'harmonie

65.

Examen de deux principes,

66.

que &lt;c'est

67.

End of p. 3r.

68.
tou&lt;tes&gt;
barmonie&gt;

&lt;ou&gt;
de l'harmonie
les &lt;impressions&gt;

69.

Examen de deux principes,

70.

Ibid.:

71.

important &lt;l'autre
q&gt;
Examen de deux principes,

72.

CTWR,V, p. 268:
que naissent 67 &gt;

J'exaininerai

en derive.

de la Musique &lt;sont dus
CTWR,V, p. 268:

separement

a la

seule

de la seule.

ces deux principes.

CTWR,V, p. 269:

servir

en quelque

CTWR,V, p. 269:

concomitans

maniere.
73.

Musi&lt;q&gt;[cal]

74.

son &lt;porte avec lui&gt;

75.
Examen de deux principes,
accessoires.
76.

et &lt;la melodie en est&gt;

774

Mais &lt;cette

78.

outre

79.

chaque &lt;pri&gt;

80.

dans &lt;son&gt;

raison&gt;

&lt;(cela]

&lt;son&gt;

441

ne suffit

pas pour rendre&gt;

ou

�resonance est demontree par induction et n'est pas impossible a
demontrer 81 par experience,
L'art les a rejetees
de l'harmonie et
voila ou il a commence de substituer
ses regles a celles de la nature,
Veut on donner aux trois sons qui [constituentJ 82 l'accord parfait une prerogative
particuliere
parce qu'ils ferment entre eux une
s~rte de proportion qu'il a plu aux Anciens d'apoeller
harmonique
8 [quoiqu'elle
n'ait qu'une propriete
de calcu1JB 3,
Je dis que 84
85ces trois sons [representes
par les chiffres
1 t t) n'ont point
cette pro~~iete exclusivement a d'~utres sons nullement harmoniques
tels que
{les troisJ 86 qui sont 8 representes
par ces 87 autres
1
88
chiffres
~ t ~ lesquels
sent [egalementJ
en pro~ortion harmonique
1 [vous pouvez
et 89forment 90 pourtant un 89 accord discordant.
diviser harmoni~uement] une ti~rce Majeure une tierce mineure 92un
ton majeur &amp;c. 9 et iamais les trois 1 son~ donnes par [ces]93,94divisions
ne feront
entre eux 1 d'accords 5 consonans,
Ce n'est
done ni par ce que lessons
qui composent l'accord parfait
resonent
avec le son principal
ni par ce qu'ils repondent aux aliquotes
de la
corde entiere,
ni par ce qu'ils sont en proportion9 6 harmonique
qu'ils ont ete choisi[sJ97
exclusivement pour composer l 1 accord parfait:
Mais seulement par ce que dans l'ordre
des intervalles
ils offrent les
rapports les plus simples,
Or cette sirnplicite
des rapports est9 8
Bl,

82.

Examen de deux principes,
&lt;ferment&gt;

83,

&lt;quoiqu'elle

84.

&lt;qu'ils&gt;

n'ait

CTWR,v;p.

que des proprietes

269:

confirmer.

[proprietes)

de calcul&gt;

85.
Exarnen de deux principes,
CTWR,V, p. 269: cette propriete
se
trouve dans des rapports de sons qui ne sent nullement harmoniques.
Si
les trois sons representes
par les chiffres
l t t. lesquels sent en proportion harmonique, ferment un accord consonnant, les trois sons.
86.

&lt;ces trois&gt;

87,

ces &lt;trois&gt;

&lt;ceux&gt; &lt;[les

88.
89.

Examen de deux principes,
Ibid,:
ne formeRt qu'un.

90.

&lt;ne&gt; ferment

91.

&lt;Divisez&gt;

92.
Examen de deux principes,
mineur, &amp;c.
93.

&lt;cette&gt;

94.

End of p. 4-r..

95.

Examen de deux principes,

96.

proportion

97.

choisi&lt;es&gt;

trois]

[ceux}&gt;

CTWR,V, p. 269:

de meme.

CTWR,V, p. 269:

un ton majeur,

CTWR,V, p. 269:

des accords.

&lt;harmonique&gt;

4-42

un ton

�une regle commune a l'harmonie et a la melodie, regle dont 99 [celle-ci
s'ecarte
lOOmemeen certains
caslOO jusqu'a rendre toutel0l
harmonie
99 ce qui prouve l0 2 [que la melodie) 102 l0 3n•a [point] 10 3
impraticabl~
receu [la loi) d'elle
et qu'ellel
ne lui est point 104 [naturellemeDt]
suhordonnee.
lOSJe n'ai parle que de l'accord
parfait majeur.
Que sera-ce
quand il faudra montrer la generation du mode mineur de la dissonance
106A l'instant
et les regles de la modulation.
je perds la nature de
107
vue, l'arbitraire
perce de
tout cote 107 , le plaisir
meme de l'organe 108
est l'ouvrage
de l'habitude,
et [de quel droit) l'harmonie
qui ne peut
se donner a elle merne un fondement naturel voudroit 109 [etreJ 110 celui
de 1111a melodie 111 qui fit des prodiges trois mille ans avant qu'il
fut question d'harmonie et d'accords.
Qu'une marche consonante et reguliere
de Basse-fondamentale
engendre des harmoniques qui procedent diatoniquement
et forment
112entre elles 112 une sorte de chant cela se con9oit 113 et 114 doit etre
admis 114 •
On pourroit meme renverser cette generation et comme selon
M, Rameau chaque son n'a pas seulement la puissance d'ebranler
ses
aliquotes
en dessus mais ses multiples
en dessous, le simple chant
pourroit engendrer une sorte de Basse comme la Basse engendre une sorte
de chant et cette generation
seroit aussi naturelle
qUe celle du mode
mineur.
Mais je voudrois demander a M. Rameau deux choses.
L'une si
ces sons ainsi engendres sont ce gu!il appelle del la melodie, et
98.

est

&lt;commune&gt;

99.
&lt;la melodie
harmonie]&gt;

s'ecarte

meme {souvent)

100.

Examen de deux principes,

101.

toute

102.

&lt;qu'elle&gt;

103.

&lt;ne l'a

104.

&lt;pas&gt;

105.
106.

&lt;J'aurai&gt;
&lt;Aussi&gt;

107.

Examen de deux principes,

puisque

l'harmonie

CTWR,V, p. 270: pourtant.

&lt;l'autre&gt;
pas&gt;
&lt;A l'instant

que laiss&lt;ant&gt;[ons]

l'accord&gt;

CTWR,V, p. 270:

toutes

CTWR,V, p. 270:

entr

parts.

1

1 oreille.

108.

Ibid.:

109.

&lt;pretendra&gt;

110.

&lt;elle&gt;

111.

&lt;l'harm&gt;

112.

Examen de deux principes,

113.

Ibid.:

connoit.

114.

Ibid.:

peut s'admettre.

443

1

eux.

[toute

�l 1 autre
si c•est ainsi qu'il trouve la sienne, ou llSmeme s 1 il
pense 1 1~ que Jamais pcrconne en ait trouve de cette rnaniere.
7 la jarnaisl preserver vos 118 oreilles
l16,117puissi[ons]-[n)ousll
de toute Musique dont l'Auteur commencera par etablir
une belle
Basse-fondamentale 119 et pour vous 12 0 rnener savamrnent de dissonance
en dissonanc~ 12 :lpassera sans cesse d'un mode a un autre 121 ,
entassera sans relache 122 accords sur accords 123et negligera la
voix de la nature plus simple et plus puissante que tout cet appareil dans les accens d'une melodie ardent et passionnee 123
Non, ce n'est point la sans doute ce que 124fait M. Rameau ni
meme ce qu'il veut qu'on fasse 124
il entend seulement que
l'harmonie guide l'artiste
sans qu'il y songe dans l'invention
de sa
melodie, et que toutes les fois qu'il fait un beau chant il suit
1en meme tems 1 une harmonie reguliere;
ce-qui doit etre vrai par la
liaison que l'art
a mise entre ces deux parties dans tousles
pais ou
l'harmonie a dirige la marche des sons, les regles du chant et
l'accent
musical:
Car ce qu'on appelu chant prend alors une beaute
127a ce
de conv;ntion qui 125 n'est point a9so[lueJ 126 mais relative
qu'on 12 estime plus que le chant -½neme. Un tel chant a bien
l'espece de beaute que l'art
lui donne mais faute d'avoir celle de la
nature, il n'est point la veritable
melodie, il est toujours sans
chaleur et sans expression,
et la froide approbation qu'il excite ne
vient que de l'habitude
d'en entendre a peu pres de pareils 1 .
[~ais]128; si la longue routine de [nos) successions harmoniques
guide l'homme exerce et le compositeur de profession
quel fut le guide
de ces ignorans qui n'avoient
jamais entendu 129de Musique129, dans130
115.

Ibid.:

s'il

pense meme.

116.

&lt;O mes Lecteurs&gt;

117.

Puissi&lt;ez&gt;-&lt;v&gt;ous

118.

Exarnen de deux principes,

119.

End of p. Sr.

120.

Examen de deux principes,

121.

Ibid.:

changera

122.

Ibid.:

cesse.

CTWR,V, p. 270: nos.
CTWR,V, p. 270:

de ton ou de mode

a chaque

nous.
note.

123.
Ibid.:
sans songer aux accens d'une melodie simple, naturelle
&amp; passionnee, qui ne tire pas son expression des progressions
de la
Basse, mais des inflexions
que le sentiment donne a la voix!
124.
Ibid.:
lui-meme.

M. Rameau veut qu'on fasse,

125.

Ibid.:

laquelle.

126.

abso&lt;ute&gt;

127.
&amp; ace

Examen de deux principes,
CTWR,V, p. 271:
que, dans ce syst~me, on.

128.

&lt;De plus&gt;

129.

Exarnen de deux principes,

130.

dans &lt;l'invention

encore moins ce qu'il

CTWR,V, p. 271:

de&gt;

444

fait

au systeme harmonique,

d 1 harmonie.

�ces chants que la nature a dictes longtems avant l'invention
de l'art?
131Quel etoit le sentiment d'harmonie qui pouvoit le leur suggerer 131
et si quelcun leur eut fait entendre la Basse-fondamentale
de l'air
qu'ils 132venoient d'inventer1 32 , pense-t-on qu'aucun d'eux1 33 eut
apperceu 134 le moindre rapport entre 1351 1 un et l'autre? 135 , 136
137 11Quoique l'auteur
d 1 un chant", [dit M. Rameau), "ne connoisse
pas les138 sons fondamentaux dont cel39 chant derive, il ne puise pas moins
dans cette source unique de toutes nos productions en ::ru.sique11L Cf'i:te
doctrine est [sans doute] fort savante 140 , 141 [mais 142 je suis si peu
141 143 je tache
savant moi meme que j'ai toujours besoin d'entendre:)
donc 140 de m'expliquer
ceci.
La pluspart des hommes qui ne savent
pas la Musique et qui n'ont pas appris combien il est beau de crier 144 ,
prennent tous leurs chants dans le mediwn 1451e plus commode a leur
voix 145 , et son diapason ne s 1 etend pas communement jusqu'a pouvoir
131.
Examen de deux principes,
CTWR,V, p. 271:
sentiment d'harmonie antfrieur
a l'experience.
132.

Ibid.:

avoient

133.

d' &lt;entre:&gt; eux

Ibid.:

cette

done un

reconnu-la

son guide,

compose.

134.
Examen de deux principes,
&amp; qu'il eut trouve.
135.

Avoient-ils

CTWR,V, p. 271:

Basse &amp; cet air?

136.
In the Examen de deux principes this paragraph is followed by two
others, of which the first is taken from the intermediary
version of
Rousseau's text (Ms_R 58, p. 6r) while the second is a transposition
from
p. llr of the Ms R 60 (see note 238 below).
The first of these two
paragraphs (CTWR, V, p. 271) reads as follows:
Je dirai plus.
A juger
de la melodie des Grecs par les trois ou quatre airs qui nous en
restent,
comme il est impossible d'ajuster
sous ces airs unc bonne
Basse-fondamentale,
il est impossible aussi que le sentiment de cette
Basse, d'autant
plus reguliere
qu'elle est plus naturelle,
leur ait
suggere ces memes airs.
Cependant cette melodie qui les transportoit,
etoit excellente
a leurs oreilles, &amp; l'on ne peut douter que la notre
ne leur eut paru d'une barbarie insupportable.
Done ils en jugeoient
sur W'l autre principe que nous.
137.

"&lt;Mais, dit M. Rameau&gt;

138.

les

139,

&lt;se&gt;

&lt;form&gt;

140.
Examen de deux principes,
CTWR,V, p. 272: car il m'est
impossible de l'entendre.
Tachons, s'il se peut.
141.

&lt;sans doute,

142.

mais &lt;heureusement&gt;

mais les ignorans

143.
144.

&lt;Tachons done de nous expliquer
Examen de deux principes,

145.

Ibid.:

de leur

veulent
ceci.

[ont besoin)
La pluspart&gt;

CTWR,V, p. 272:

voix.

445

entendre&gt;

faire

grand bruit.

�meme1 en entonner la Basse-fondamentale
quand meme ils le 146
sauroicnt;
Ainsi non seulemer.t cet ignorant qui compose un air n'a
nulle notion de la Basse-fondamentale
de cet air, il est meme
egalement hers d'etat 147 et d'executer
cette basse lui-meme et de
la reconnoitre
lorsqu'un autre l'execute:
Mais cette Bassefondamentale qui lui a suggere son chant et qui n'est ni 148 dans
dans son 149 entendement, ni dans 150sa memoire, ni dans son 151
organe 150, ou est-elle
done?
M. Rameau pretend qu'un ignorant entonnera naturellernent
les
sons fondamentaux les plus sensibles
cornme, par exem~le, 152un sol
sgus un ~ et un Ill sous un mi 1dans le ton d'Y!;, et puisqy'~l
1 3en a 1 3 fait l'experience,
je ne prelends 154 pas en cela 5
rejeter
son autorite.
Mais ~uel homme 56 a-t-il
pris pour cette
e~reuve?
Des 157 [iuelcun] 15 qui sans savoir la musique avoi[t] 1 59
1 O[surementl mille 60 fois entendu de l'harroonie 161 de sorte que
l'impression1 62 du progres mutue1 163 des parties dans les
occasions 164 les plus frequentes etoit restee dans son 165 oreille
et se transmettoit
a sa 1 65 voix lpar un acte de memoire 1 sans meme
166qu 1 il en sut rienl66.
Le jeu des racleurs des Guinguettes
suffit
seul pour exercer le Peuple des environs de Paris a
146,

Ibid.:

la,

147.

End of p. 6r.

148.

ni &lt;s&gt;

149.

son &lt;imagination&gt;

150.
Examen de deux principes,
dans sa m~moire.
151.
son &lt;ord&gt;

CTWR,V, p. 272:

son organe,

152.

Examen de deux principes,

CTWR,V, p. 272:

dans le ton d'ut.

153.

Ibid.:

dit

154.

Ibid.:

veux.

155.

Ibid.:

ceci.

156.

Ibid.,

p. 273:

157.

Des &lt;gens&gt;

158.

quelcun

159.

avoi&lt;ent&gt;t

160.

Examen de deux principes,

CTWR,V, p. 273:

cent.

en avoir.

sujets.

&lt;sans doute&gt;

&amp; des accords.

161.

Ibid.:

l'harmonie

162.

Ibid.:

l'impression

163.

Ibid.:

correspondant.

164.

Ibid.:

passages.

165.

Ibid.:

166.

Ibid.:

leur.
qu'ils

s'en

des intervalles

doutassent.

446

harmoniques,

&amp;.

ni

�l'intonation
des tierces
et des quintes.
J'ai fait ces memes
experiences sur des hommes plus rustiqu s mais dont l'ore:.lle
etoit juste;
elles ne m'ont jamais rien donne de semblable16 7 ;
ils n'ont entonnel68 la Basse qu'autant
que je la [leur]
souffloisl69,
ils n'appercevoient
jamais le moindre rapport entre
deux sons170 entendus a la fois:
Cet ensemble meme leur deplaisoit
toujours quelque juste que fut l'intervalle,
[leur oreille
etoit
choquee d' une tierce comme la notre l' est d 'une dissonance] , et je
puis assurer enfin 1 qu'il n'y en avoit pas un seul 1 pour qui la
cadence rompue n'eut pu terminer un air tout aussi bi.en que la
cadence parfaite
si l'unisson
s'y fut trouve de meme~.
0

Quoigue le principe de l'harmonie
soit naturel,
comme [i]1 171
ne s'offre
172jamais a nous172 que sous l'apparence
de l'unisson,
le sentiment qui le developpe est acquis et factice comme173tout
le reste 173 , et c'est surtout en cette partie de la musique qu'il
y a, comme dit tres bien M. d'Alembert un art d'entendre
comme174
un [art] d'executer.
J'avoue que ces observations
quoique juste
rendent a Paris les experiences
diffi°ciles,
car les oreilles
ne s'y
previennent gueres moins vite175 que les esprits;
mais c'est
un inconvenient
inseparable
des grandes villes qu'il y faut toujours
chercher la nature au loinl76_
17711 me semhle done que la Melodie ou le chant, pur ouvrage
de la nature ne doit ni chez les savans ni chez les ignorans son
origine a l'harmonie,
ouvragel78 [etl79 production)
de l'art,
qui
sert de preuve et non de source au bon chant et dont la plus noble
fonction est celle de le faire180 valoirl81,
167.

semblable&lt;s&gt;

168.

Examen de deux principes,

169.

Ibid.:

soufflois;

170.

Ibid.:

sons differens.

171.

&lt;e&gt;l &lt;le&gt;

172.

Examen de deux principes,

173.

Ibid.:

174.

comrne &lt; il y

la plupart

175.

vite&lt;s&gt;

eti

CTWR,V, p. 273:

encore souvent

entendu.

ne pouvoient-ils

CTWR,V, p. 273:

de ceux qu'on attribue

la saisir.

au sens.

a la

nature.

a&gt;

176.
At this point, marked off by a cross sign which may indicate the
end of a section,
the texts of the Ms R 60 and the Examen de deux
principes
diverge, first
in the order of exposition
and then in substance.
In the Examen there follows a paragraph that appears, in the Ms R 60, to
be connected to another passage, in fact to the first paragraph after
Rousseau's long digression
which resumes the commentary of the Examen (see
notes 431 and 446 below).
17'1.
The section transcribed
by Duchez (see pp. 61-77) begins here.
178.

&lt;qui n'est

179.

et &lt;un&gt;

qu'un&gt; ouvrage

180.

End of p. 7r.
181.
There follows another cross
from the Examen de deux princiEes.
447

sign which introduces

the digression

�182

1✓.ais recherchons,
s 1 il y a moien, la veritable
origine de
la melodie~ et voyons si l'idee que M. TI."illle~u
en o conQue ~•accordc 8
cclle que nous fournit 1 1 exacte observation des [faits) 183 .
Comme

il faut pour cela remonter aux sources;
apres avoir averti les
lecteurs
gui voudront me suivre de s 1 armer de patience,
je vais
etre sans scrupule aussi prolixe gu'il me plaira.
Nous ignorons si parfaittement
l'etat
naturel de l'homme gue
nous ne savons pas meme s'il a une sorte de cri gui lui soit propre;
mais en revanche nous le connoissons pour un animal imitateur gui ne
tarde pas a s'appropricr
toutes les facultes qu'il peut tirer de
l'exemple des autres animaux.
Il pourra done imiter d 1 abord les
cris de ceux qui l'environnent
et selon les diverses especes qui
habitent chaque contree, les h:N 184 avant d'avoir des langues ont pu
avoir des crls differcns
d'un pais a l'autre.
Outre cela, les
organes etoient plus ou moins delies et flexibles
selon la temperature des Climats et voila deja l'origine
de l 1 accent national meme
avant la [formation)les
du 186 langageh.
Je n'examinerai
point avec Lucrece si l'invention
du chant est
due a l'imitat.i.on de celui des Oiseaux, ou selon Diodore a l'inspiration du vent dans les roseaux du nil, ni si l'echo meme apres avoir
longtems effraye les hommes put enfin contribuer
a ~es amuser et (a)
les instruire.
Ces conj[e)ctures 187 incertaines
ne sauroient
contribuer
a la perfection de l'art et je n'aime des recherches de l'Antiquite
que celles dent les rnodernes peuvent tirer quelque fruit.
Il est
d'ailleurs
fort inutile
de recourrir
a des causes etrangeres dans les
effets qu'on peut deduire de la nature des choses rnemes, et telle est
cette modification·de
la voix qu'on appelle chant, midification
qui
dut naturellement
naitre et se former avec la langue : Car il est
tres clair que chaque langue a sa naissance dut suppleer a des
articulations
moins nombreuses par des sons plus modifies mettre
d'abord les inflexions
et les accens a la place des mots et des
188Eclairsillabes
et chanter d'autant plus qu'elle parloit moins.
cissons ceci avec plus de soin.
C'i~t une observation tres judicieuse
de M. Rameau que le son
differe 1 du bruit, en ce que le premier est appreciable
et que le
second ne l'est pas~:
ce qui n'empeche point que le bruit ne soit que
du ~on modifie comme 190on peut s 1 en convaincre avec un peu de
182.

The section

transcribed

183.

&lt;choses&gt;

18~.

Abbrevlation

185.

&lt;naissance&gt;

186.

du &lt;la&gt;

187.

conj&lt;on&gt;[e)ctures

by Wokler (see pp. 202-220) begins

here.

for 'hommes'.

188.
An earlier
fragmentary draft of this passage up to note 215 below
also appears on en Svo leaf which has been appended to the Ms R 60 and
which constitutes
its last but one page (25r) of text.
189,

P. 2Sr:

differe&lt;nt&gt;

190.
Ibid.:
(on) peut [le) montrer
occasion de&gt; le montrer &lt;ailleurs&gt;

448

(aisement)

&lt;j'aurai&gt;

peut &lt;etre

�reflexion1 90.
Il me suffit
de remarqucr ici que le son de la voix
chantante 191 est le meme son de la voix pa~lantc 192 , ~aiz permanent
et soutenu, au lieu quel93 dans la parole il est dans un etatl9 4
de 195 fluxion continuelle
et ne se soutient jamais.
En effet, on
ne voit rien dans la conformation de la glotte gui puisse donner
196sitot que 196 celui qui parle
l'idce de deux sortes de voix.
197
s'arrete
sur une sillabe
soutient et prolonge l98[le son de) 198
sa voix au199 meme degre, a l'instant
la voix parlante se change en
voix chantante et le son devient appreciable;
de plus, la voix
parlante fait 200 comme le son musical resonner 201 et fremir les
202corps203 sonores202 et s'il resonne20 4 a la fois 20 5plusieurs
cordes 205 c'est que les inflexions
de la voix parlante la font passer
[presque) 206au meme instant206 par un grand nombre de sons 207continus
dont les harmoniques divers [repondent) 208 a la fois 207 .
Enfin,
qu'on 209fasse glisser209
le doigt par [deJ 2 10,198 petits
intervalles
sur 2111es cordes d'un Instrument211 l'archet
en tirera
des2l2 sons
auxquels 213 il ne manque pour ressembler2 14 ,2lS a la parole que
l'articulation
des mots et le Tymbre de la voix humaine; De sorte
qu'a l'aide de certains
pistons semblables a ceux de ces flutes avec
lesquelles
les enfans imitent les oiseaux, je ne regarderois
pas comme
une entreprise
impossible de faire parler un jeu d'anches,
si je voyois
191.
192.
193.
194.
195.
196.
197.
198.
199.
200.
201.
202.
203.
204.
205.
206.
207.
sais,

&lt;parlan&gt;
Ibid.:
Ibid.:
&lt;chanta&gt;
qu&lt;'il est&gt;
Ibid.:
Ibid.:
etat &lt;continue!&gt;
End of p. Sr.
P. 25r: &lt;chaque instant ou la voix par&gt;
Ibid.:
s'arrete
&lt;le mouvement de sa voix la&gt;
Missing from p. 25r.
P. 25r: &lt;sur le&gt;
Ibid.:
&lt;rend&gt;
Ibid.:
&lt;rai&gt; [re] sonner
Ibid.:
&lt;cordes d'un clavecin&gt;
cor&lt;des&gt;ps
P. 25r:
&lt;en fremit&gt;
Ibid.:
&lt;un grand nombre et&gt;
Ibid.:
a chaque sillabe
Ibid.:
[continus).
&lt;Le simple bruit en fait
par&gt;

208.

&lt;resonnent&gt;

209.

P. 25r:

&lt;promene&gt;

210.
211.

&lt;de&gt;
P. 25r:

&lt;un instrument

212.

Ibid.:

&lt;un&gt;

213.

Ibid.:

&lt;a qui&gt;

214.

Ibid.:

etre

215.

End of p. 25r.

a&gt; cordes

449

autant

je le

�les moyens de lui donner les articulations.
l'origine
de la melodie.

216 [Mais revenons

a]

21

G

Si la voix parlante et la voix chantante2 17 sont absolument de
meme nature le passage de l'une a l'autre
meme en parlant devient la
chose du monde la plus concevable et la communication sera d'autant
plus facile que la langue sera plus accentuee:
De sorte que de toutes
les langues connues la Grecque [etant]21S sans difficulte
celle qui
a 2 19 le plus de resonnance et d'accent;
il s'ensuit
que c'est aussi
celle de toutes ou le discours doit etre le plus semblable au chantk.
Des cet instant nous voici hors du pais des conje~tures
et nfus
pouvons marcher d'un pas plus ferme dans la recberche de la verite-.
La melodie naissante avec la langue, s'enrichit
pour ainsi dire
de la pauvrete de celle-ci.
Quand on n'avoit que peu de mots pour
rendre beaucoup d'idees,
il faloit necessairement
donner divers sens
aces mots, les composer de diverses manieres220, leur donner des
acceptions diverses que le ton seul distinguoit,
elllployer des tours
figures,
et comme la difficulte
de se faire entendre ne permettoit
de
dire que des choses interessantes,
on les disoit avec feu [par cela
meme qu'on les disoit avec peine];
la chaleur, l'accent,
le geste,
tout animoit des discours qu'il falloit
plustot faire sentir
qu'entendre.
C'est ainsi que l'eloquence
preceda le raisonnement,
et que les hommes furent Orateurs et Poetes longte~s avant d'etre
Philosophes221.
Il fut un terns et tousles
monumens de l'antiquite
nous
l'attestent
OU les ames echauffees
par l'adrniration
des premieres
connoissances
et des hommes qui les repandirent
fermentoient,
pour
ainsi dire avec le levain de la verite.
Les premiers instans ou le
genre humain ouvri t les yeux sur lui memefurent des momens de transport et d'enthousiasme
que toutes les decouvertes de la philosophie
n'ont plus fait qu'user et amortir dans la suite.
Sitot que les
grands hommes commencerent a prendre cet ascendant que le vrai genie
acquiert toujours sur le vulgaire dans les Siecles de Barbarie;
leurs instructions
passant de bouche en bouche prirent naturellement
le tour le plus favorable au feu qui les inspiroit222
a la memoire
qui les faisoit
retenir
et eurent bientot du nombre et de la cadence.
2231e sentiment naturel qui dictoit
le nombre ne tarda pas a le
metamorphoser en rhytme par les retours egaux du terns et de la mesure;
le gout de l'onomatopee et de l'imitation
joint a la force inegale que
les voyeles plus ou moins sourdes et les articulations
diverses
donnoient aux sons des mots soumirent a des regles constantes
l'accent
a&gt;

216.
217.

&lt;je reviens

218.

&lt;ayant ete&gt;

219.

a&lt;voit&gt;

220.
221.

manieres,

222.
223.

inspiroit

chantante

&lt;et la&gt;

&lt;emplo&gt;

End of p. 9r.
&lt;et&gt;

&lt;V&gt;

450

�grammatical;
l 1 accent pathetiquefil anima tout, parce qu'en ne disant
que des choses importantes et necessaires,
on ne disoit ricn qu'avec
interest
et chaleur, et enfin de l'effort
de retenir
avec les vers
le ton dont ils etoient prononces sortit
alors le eremier germe de
la veritable
Musique qui n'est ~as tant l'accent 22 [simple de la
225
parole) que
(ce mem~] accent 25 imite.
226
226
[A peineJ
les premieres etincelles
de ce genie celeste
~eurent-elles)
embrase 227 les coeurs (que] Les 228 [peuples assembles
29 [se mirent a] chanter [d 1 un ton [simple et) sublime] 229 les
Dieux] 228 qu'engendroit
leur 23 0 imagination echauffee,
les heros dent
ils deploroient
la perte, et les vertus que leurs vices naissans
rendoient necessaires;
tous leurs sentimens etoient des Transports 231 ,
les rustiques
sons d'une flute a trois trous suffisoient
pour les
mettre hors d'eux memes; cette bouillante
[ardeur) se transmetant
a
toute la personne anima les premiers pas, le geste des assistans
repondoit aux discours du Coryphee et marquoit [l'applaudissement]232
233 (jamais le vain bruit de l'harmonieJ2 3 3n ne troubla
universel.
ces divins concerts.
Tout etoit heroique et grand dans ces antiques
fetes,
Les· Loix et les chansons portoient
les memes noms dans ces
terns heureux;
elles retentissoient
a l'unisson dans toutes les voix,
passoient avec le meme plaisir
dans tousles
coeurs, tout adoroit les
premieres images de la vertu, et l'innocence
meme donnoit un accent
plus doux a la voix du plaisir.
Lecteurs pardonnez-moi cet ecart;
qui pourroit songer de sang froid au [terns de l'innocence
et du]
bonheur des hommes?
234[C'est ainsi queJ 234 tout ce que l'art
de colllllluniquer ses
pensees peut avoir de plus pathetique
et de plus touchant se developpa
des la naissance de ce grand art, anima ses premiers accens et donna
de la force et de la grace au discours [meme] avant qu'il eut de la
justesse et de la clarte 23 5
C1 est ainsi qu 1 en meme terns la langue devint melodieuse et
chantante,
que la musique au lieu'd'etre
un art particulier
fut une
des parties
de la grammaireQ et qu'enfin quiconque n'en savoit pas les
regles passoit pour ne pas savoir sa langue.E. A la verite Pithagore
et Philolaus calculerent
les raports des consonances et de tousles
224.
l'accent
&lt;meme&gt;
225.
&lt;l'imitation
de 1 1 &gt;accent
226.
&lt;C'est ainsi que&gt;
227.
embrase&lt;rent&gt;
228.
&lt;grands objets auxquels on commen~oit a s'elever
portoient
dans l'ame&gt;
229.
chanter&lt;ent avec transport&gt;
230.
&lt;[le feu de]&gt; leur
231.
Transports,
&lt;et&gt;
232.
&lt;le consentement&gt;
233.
&lt;O harmonie&gt; [vain) &lt;amusement de l'oreille,
jamais ton insipide
bruit&gt;
234.
&lt;Voila comment&gt; &lt;[Ne soyons done pas surpris siJ&gt;
235.
End of p. lOr.

451

�intervalles;
23 6et ces connoissances 237 etoient necessaires
pour la
constructior.
et la pratique des instrumens gu'on ne peut accorder
justes que par [des) consonances 230.
mais la constitution
des
diverses sistemes des Grecs prouve evidemment gue leurs auteurs
n'etoient
guides par aucun vrai sentiment d'harmonie et quiconque
oseroit soutenir le contraire
seroit bientot accable de preuves et
reduit au silence ou au desaveu'l,
Si l 1on a dispute si longtems
sur la science harmonigue des Grecs, c'est gue ces disputes se
passoient entre des Litterateurs
peu verses dans l'art
qui s 1 imaginoient que de legeres notions de notre musique devoient suffire
pour juger de celle des Grecs au lieu qu'avec un peu plus de connoissance ils auroient vu gue ces deux arts n'ont et ne peuvent
avoir aucunes parties
communes par lesquelles
ils puissent etre
exactement compares.
238 • 23 \es Grecs 239 n 1 ont reconnu pour consonances 240 [que
celles] 240 que nous appellons consonances parfaites,
ils ont rejette
de ce nombre les tierces
et les sixtes:
Pourquoi cela?
c'est que
l'intervalle
du ton mineur etant ignore d'eux ou du moins proscrit
de la pratique et leurs consonances n'etant point temperees toutes
leurs tierces majeures etoient trop fortes [d'un comma] et 241 leurs
tierces mineures trop foibles d'autant
et par consequent leurs
sixtes mate~res et mineures reciproquementl
alterees
de meme: Qu'on
s'imagine 4 maintenant quelles notions d'harmonie on peut avoir et
quels modes harmoniques on peut etablir
en bannissant les tierces
et
les sixtes du nombre des consonances.
Siles
consonances memes
qu'ils adme~t1ient leur eussent ete connues par un vrai sentiment
d'harmonie
ils i~s eussent du se~tY ailleurs
que dans la melodie 241;
2
ils les auroient
pour ainsi dire
sousentendues au dessous de
leur~ 4~ha?ts;
la con~i~ance tacite des marches fondamentales leur2 4 1
eut
fait donner ce
nom aux marches diatoniques
qu'elles
236.
237.

Added top.
&lt;calcul&gt;

10v.

238.
This paragraph is crossed out, indicating
that Rousseau later
incorporated
it in the Examen de deux principes.
In the intermediary
version (Ms R 58, p. 5v) it figures as an addition to the passage
cited in note 136 above,
In the final manuscript and published
versions (Ms R 59, p. 7, and CTWR,V, pp. 271-272) it is placed at the
same point as an integral
part of the text.
In a slightly
modified
form it also appears in eh. xviii (pp. 183-185) of the Essai sur
l'origine
des langues.
239.

Essai sur 1 1 origine

21l.O.

&lt;parfaites&gt;

des langues,

241.

Missing from the Essai

242.

Examen de deux principes,

243.

Essai

244.

Ibid.,

sur 1 1 o~igine
p. 185:

prete

eh. xviii,

sur l'origine

son.

452

Ils.

des langues.

CTWR,V, p. 272:

des langues,

p. 183:

eh. xviii,

pense.
p. 183:

au moins.

�•
] 245 ;
[ engen droient
ils en auroicnt eu
basse2 48 ut sol tns
249l'intervallef

l oin
• 246[d' avoir• 247 moins
.
de consonance que nous
246
davantage)
et preoccupp6s par exemple de la
eussent donne le nom de consonance a
cPfil a249 ~238_

Je prie les lecteurs
de ne pas s'impatienter
si Je prends un si
long detour ce n'est pas que je perde le terme de vue, mais je ne
vois nul chemin plus court pour y arriver.
La melodie qui resulta
des progres dent je viens de parler etoit
composee des terns et des tons, c'est a dire de 1 1accent proprement &lt;lit
et du rhythme;
l'accent
etoit la regle de l'elevation
et de
l'abaissement
de la voix, le rhythme etoit celle de la mesure et des
pieds.
Le tout avoir pour principe et la facilite
de l'intonation
et
la propriete
de la langue_et le ~laisir
de l'oreille,
mais surtout cet
autre plaisir
plus [vif) 201 qui 2 2 va jusqu'au coeur et auquel celui
de l'oreille
ne sert que de vehicule.
Commeles pieds et les vers
prirent
naturellement
une certaine mesµre, les tons et les intervalles
en prirent
une de meme, cette mesure acheva d'etre fixee par les calculs
de Pithagore et de l'ordre
le plus commun de ses intervalles
resulta
le genre qu'on appella diatonique.
Ce genre se subdivisa en diverses
especes dent aucune ne pouvoit avoir de fondement harrnonique, et s'il
s'est trouve que les tons qui en resultoient
avoient des rapports 253
approchans de ceux des notres, C'est un effet de la nature de la
prosodie Grecque et de la facilite
qu'on devoit trouver a entonner ces
intervalles
plustot
que d'autres.
254car entre 255 1a modification 255
trop forte2 5o qu'il faut donner a la glotte pour entonner continuellement les grands inte!valles
des consonances, et la difficulte
57 l'intonation
d'aprecie?
dans des2 58 rapports tres composes 25 9
245.
&lt;leur suggeroient&gt;
This deleted
the Essai sur l'origine
des langues.
246.
247.
248,
249.
250.

&lt;d'en diminuer

le nombre ils

Examen de deux principes,
Ibid.:
Basse tacite.
Essai

sur l'origine

l'eussent

Examen de deux principes,
&lt;doux&gt;

252.

End of p. llr.

253.

rapports.&lt;d&gt;

eh. xviii,

CTWR,V, p. 272:

254,
This passage forms the concluding
the Essai sur l'origine
des langues.
255,
256.

Essai
Ibid.:

sur l'origine
fortes.

des langues,

257,

Ibid.:

de regler.

258.

Ibid.:

les.

259.

Ibid.:

composes des moindres

453

part

d'avoir

in

eu.

p. 185:

la seconde ut.

l'intervalle

of eh. xviii

eh. xviii,

intervalles.

is reinstated

augmente&gt;&lt;es&gt;

CTWR,V, p. 272:

des langues,

251,

formulation

p. 185:

melodieux.

(p.

185) of

les modifications.

�l'organe prit un milieu et tomba naturellement
sur 260une marche diatonique qui fatigue moins la glotte que l'intonation
des consonances
et s'apprecie
plus ais.ement que des intervalles
plus petits260,
ce
qui n'empecha pas que ces2 61 moindres intervalles
n'eussent
aussi
leur emploi dans des genres plus pathetiques2 54.
Que le rhythme ou la mesure fut une des parties
constitutives
de la melodie, c'est ce qui se deduit de la seule notion de cette
melodie qui n'etoit
que l'expression
forte, soutenue, et appreciee de
l'accent
grammatical et oratoire:
Car cet accent ne consistoit
pas
moins dans la [duree relative] 262 des sons que dans leurs degres et
le nombre n'y etoit pas moins essentiel
que l'intonation.
Que si les
anciens auteurs distinguent
[quelquefois]
dans leurs ecrits~ la melodie
du rhythme [ce qui est rare];
c'est [dans] une dhstinction
purement
26 sujet et non comme
[metaphysique] 263, comme de deux qualites du
de deux parties reellement differentes;
aussi Aristote declare-t-il
expressement entendre a la fois le melos et l'harmonie,
c'est a dire,
l'intonation
et le nombre sous le nom de melodie.

ee

265
A quoi pense donc 1 M. Rameau de nous donner pour des accessoires de la melodie ~l~ rnesure] la difference
du haut et 266 du bas,
du doux et 266 du fort 6 , tandis que toutes ces choses ne sont que la
melodie elle meme et que si on les en separoit elle 26 8ne seroit plus
rien 268
Les sons aigus ou graves representent
les accens semblables
dans le discours,
les breves et les longues, le~ ~uantites
semblables
7 le rhythme et les
de 269 la prosodie,
la mesure egale et constante
pieds des vers, les doux et les forts la voix remisse ou vehemente de
l 'orateur.
Y a-t:-il
un h: 271 au monde272 asses depourvu de sentimens
273
pour dire
des choses passionnees sans jamai~ adoucir ni renforcer
260.
Ibid.:
des intervalles
simples que les comma.
261.
Ibid.:
de.
262.

&lt;quantite&gt;

263.

&lt;technique&gt;

264.

Abbreviation

for

plus petits

et plus

'meme'.

265.
Most of these two paragraphs
They figure,
in a m~dified version,
CTWR,V, pp. 274-275.
266.

Exarnen de deux principes,

267.

Ibid.:

fort,

que les consonances

du vite

is crossed out in the manuscript.
in the Examen de deux principes,

CTWR,V, p. 275:

ou.

&amp; du lent.

268,
Ibid.:
n'existeroit
plus.
La melodie est un langage comme la
parole;
tout chant qui ne dit rien n'est rien, &amp; celui-la
seul peut
dependre de l'harmonie.
269.

Ibid.:

dans.

270.

constante

271.

Abbreviation

272.
273.

Examen de deux principes,
Ibid.:
dire ou lire.

&lt;les pieds&gt;
for

'homme'.

CTWR,V, p. 275:

454-

monde assez froid.

�l1e son del la voix? 274 ,275n semble que
de transmett~e
les idees, la melodie soit
sentimens 275, et cependant M. Rameau veut
qui leur sert de langage et qu'il ne peut

coe276 la parole est l'art
celui de transmettre
les
la depouiller
de tout ce
donner a l'harmonie274.

1Revenons un instant a la mesure 1 . Qu1 est ce qu'une suite de
277notes indeterminees 277 quanta la duree?
des sons isoles et
depourvus de tout effet cormnun, qu'on entend 278 separement les uns
des autres,
et qui, bien qu'engendres 27 9 par une succession harmonique
n'offrent
aucun 280 ensemble a l'oreille
et attendent pour former une
phrase et dire quelque chose la liaison que la mesure leur donne.
Qu'on presente au Musicien une suite de notes de valeur indeterminee
il en va faire cinquante melodies entierement differentes,
seulement
parles diverses manieres de les scander, d'en combiner et varier les
mouvemens; preuve invincible
que c'est a la mesure qu'il appartient
de determiner 281 toute melodie~.
Que si la diversite
d'harmonie
qu'on leur 1 peut donner 282 varie aussi leurs effets,
c'est qu'elle
en
fait reellement encore autant de melodies differentes
en donnant aux
memes intervalles
divers empla~mens dans l'e~helle
du mode - ce
851e rapport 28 des sons et le sens des
qui 283 •284 change entierement
1Mais revenons a l'historique
1 , 265.
Phrases.
28 6c~endant 287 la langue se perfectionnoit;
la melodie 241en
1
l'imposant
en s'imposant de nouvelles regles perdoit insensiblement
de son ancienne energie, et le calcul des intervalles
fut enfin 241
274.
Ibid.:
M. Rameau, pour comparer la melodie a l'harmonie,
commence
par depouiller
la premiere de tout ce qui lui etant propre, ne peut
convenir a l'autre:
il ne considere pas la melodie comme un chant, mais
comme un remplissage;
il dit que ce remplissage nait de l'harmonie,
&amp; il
a raison.
275.

This passage

is not crossed

276.

Abbreviation

for

277.

Examen de deux principes,

278.

Ibid.:

279.

End of p. 12r.

280.

aucun&lt;e&gt;

281.

Examen de deux principes,

282.

Ibid.:

283.

qui &lt;leur&gt;

entend,

out.

'comme'.
CTWR,V, p. 275:

qu'on saisit.

donner aces

285.
le&lt;s&gt; rapport&lt;s&gt;
deux principes.

CTWR,V, p. 275:

fixer.

CTWR,V, p. 275:

qui,

suites.

284.
Examen de deux principes,
deja dit.

The plural

is reinstated

286.
The section which forms a draft
l'origine
des langues begins here.
287.
que.

Essai

sons indetermines.

sur l'origine

des langues,

455

of eh. xviiii
eh. xviiii,

comme je l'ai

in the El.amen de
of the Essai sur
p. 187:

A mesure

�substitue
a la finesse des intonations 288 . C'est ainsi, par exemple,
que la pratique du genre enharmoniquc! s'abolit
pcu ~ peu; Qua~d lcs
Theatres eurent pris une forme regulierc
on n'y chantoit plus que sur
289 les regles de
des modes prescrits
et a mesure qu'on perfectionnoit
l'imitation,
la langue imitative
s'affoiblissoit.
241Mais ce progres fut lent dans ses commencemens et plusieurs
causes particulieres
l'accelerant
dan~ la suite detruisirent
enfin
tout l'enchantement
de la melodie;
Car rien n'a tant d'accent que la
langue naturelle
qui n'est que le cri animal.
Les developemens de
la raison rendirent
la 19 ngue artificielle
plus froide et moins
accentuee:
la logique succeda par degres a l'cloquence,
le tranquille
raisonnement au feu de l'entousiasme
et a force d'apprendre
a penser
on apprit a ne plus sentir290,241.
L'~tude de la philosophie
et 291 1.es progres de la raison qui
donnerent plus de perfection
et un autre tour a la langue lui oterent
ainsi291 ce ton vif et passionne qui l'avoit
d'abord rendue si chan292 , 241 et 295 c•est 296 alors que 241 la melodie commen~ant a297
tante;
n'etre plus si adherente 298 , 299 , 300a[u langageJ 300, 299 dans~Ol 3021a
declamation 302 , 298 prit insensiblement
une existence a part et que 241
la musique 303aevint [plus]30 4 independante303 des paroles.
C'est2 4 1
alors aussi que 241 cesserent peu a peu ces prodiges·qu'elle
avoit produits
288.

Ibid.:

inflexions.

289.

Ibid.:

multiplioit.

290.
&lt;rien&gt; sentir
291.
Essai sur l'origine
des langues, eh. xv1111, p. 187: le progres
du raisonement ayant perfectione
la grammaire oterent a la langue.
292.
Ibid., pp. 187-189:
Des le terns de Menalippide et de Philoxene
les symphonistes qui d'abord etoient aux gages des Poetes et n'executoient
que sous eux, et pour ainsi dire a leur dictee en devinrent independans.
Et c'est de cette licence que se plaint si amerement la Musique dans une
comedie de Pherecrate dont Plutarque nous a conserve un 293 passage. 294
This passage figures as a note appended to the final manuscript version
(Ms R 11, p. 105) of the Essai sur l'origine
des langues.
293.

Ms R 11, p. 105:

le.

294.
Ibid.:
&lt;Alors&gt; Ainsi.
295.
An earlier
crossed out draft
appears in the Ms R 72, p. 25r.

of this

passage

up to note 307 below

296.

Ms R 72, p. 25r:

297.

Ibid.:

298.

Essai

299.
300.
301.
302.
303.

Ms R 72, p. 25r: a la langue.
a &lt;la parole&gt;
Ms R 72, p. 25r: meme dans.
Ibid.:
l&lt;e&gt;a &lt;discours soutenu&gt;.
Ibid.:
commen~a a devenir quelque chose independamment.

304.

&lt;presque&gt;

[en outre

(?)] C'est.

a a.
sur l'origine

des langues,

456

eh. xviiii,

p. 189:

au discours.

�305vi "f et passione
• - 305 d l a poesic.
l orsqu ' e 11 en ,.etoit• que l' ace
et qu'elle
lui donnoit 306cet~8; empire sur· les passions~() 6 que 30 81e
discours humain 308 n'exer~a
pl~s dans la suite que sur la raison.
Aussi des que la Grece fut pleine de Sectes 309 et de Philosophes n'y
vit-on plus ni poetes ni musiciens celebres.
En cultivant
l'art
de
convaincre on ~crdit celui d'emouvoir.
Platen lui meme 241au sein
2 1
de la sagesse
jaloux d'Homere et d'Euripide
decria l'un et ne put
imiter l'autre 310
Bientot la servitude
ajouta son influence a celle de la philosophie.
La Grece aux fers perdit ce feu celeste 241 gyfn'echauffe
que les ames libres et ne trouva plus pour lolier des
Tyrans ee 312
ton sublime 241 dont elle313 avoit jadis 241 chante ses [HerosJ 314 .
Le melange des Romains affoiblit
encore ce qui restoit
au lall,f,age
d 1 harmonie et d'accent.
Le Latin, langue plus sourde et moins
rnusieale fit tort a la musique 315 en l'adoptant.
Le chant employe
316corrompit insensiblement 316 celui des provinces;
dans la capitale
les Theatres de Rome nuisirent
a ceux d'Athenes; quand Neren
remportoit
des prix la grece avoit cesse d'en meriter,
et la merne
melodie partagee a deux langues 317ne eonvint plus ni a l'une ni a
l'autre 31.7 .
E f"
•
l a f ata l e 241 catastrop he qui• 318d evoit. aneantir .
316n in arriva
tous
les progres de l'esprit
humain319
L'~urope inondee de
Barbares et asservie par des ignorans perdit a la fois ses sciences,
ses arts et l'instrument
universel
des unset des autres savoir la
langue harmonieuse perfectionnee.
Ces hommes grossiers
que le nerd
avoit engendres accouturnerent insensiblemen]
1outes les oreilles
a
2 de Julien]
la rudesse de leur organe;
320[Au [raport]
Ils croas-

305.

Essai

306.

Ibid.:

307.
above.

End of t.'-'le Ms R 72., p. 25r, and o:f' the fragment

308.

Essai sur l 'origine

309.

Ibid.:

310.

End of p. 13r.

311.
312.

Essai sur 1 1 origine
Ibid.:
le.

313.

elle

314.

&lt;bienfaiteurs&gt;

315.

musique &lt;Grecque&gt;

316.
peu
317.

Essai

a peu.

sur l'origine

des langues,

sur les passions

eh. xviiii,

p. 189:

cet empire.

des langues,

eh. xvi iii,

starting

p. 189:

.from note 295
la parole.

Sophistes.
des langues,

eh. xviiii,

p. 189:

ses.

des langues,

eh. xviiii,

p. 189:

altera

&lt;aj(?)&gt;

sur l'origine

a l'une

318.

Ibid.:
Ibid.:

convint moins
detruisit.

319.

Ibid.:

humain sans oter

et

les vices

a l'autre.
qui en etoient

320.
Ibid., p. 191: leur voix dure et denuee d'aecent
sans etre sonore.
L'Empereur Julien comparoit le parler
au croassernent des grenouilles.
321.

et l'harmonie.

&lt;sentiment&gt;
457

l'ouvrage.
etoit bruyante
des Gaulois

�soient pour ainsi dire au lieu de parler et [leur] 322 voix dure et
denuee d'accent etoit bru~~nte sans etre harmonieuse 320 .
Toutes
3d 1 ailleurs
leurs articulation
etant
rudes et sourdes et leurs
voyelles peu sonores 323 ils ne pouvoient donner qu'une sorte 324de
douceur 32~ a leur chant qui etoit de renforcer le son des voyelles
pour couvrir l'abondance et la durete des consones.
Ce chant hruyant joint a l'inflexihilite
de l'organe obligea ces
nouveaux venus et les peuples suhjugues qui les imiterent
de ralentir
tousles
sons pour 325 1eur donner plus d'eclat 325 ; l'articulation
penible et lessons
renforces concoururent egalement a chasser de la
melodie tout sentiment de mesure et de rhytme; comme ce qu'il y avoit
de dur 326 etoit toujours le passage d'un son a l'autre
on n'avoit rien
de mieux a faire que de s'arreter
sur chacun le plus qu'il etoit
possible 327 ; le chant ne fut donc32 8 plus qu'une suite ennuyeuse et
lente de sons traines 329 [et cries) 24la pleine tete 241 sans douceur,
sans mesure et sans graces 330 ; et si quelgues savans 331ohservoient
de
terns en tems 331 qu'il faloit faire 332 des 333 longues et des 333 breves
dans le chant latin,
il est sur au moins 334 qu'il ne fut [presque] 241
335
plus question
[de pieds] 335 de rhythme 336 , [ni d'aucune espece] de
chant mesure.
Le Chant ainsi depouille de toute melodie et consistant
uniquement dans la force et la duree des 337 sons, dut 338 suggerer enfin les
moyens de le rendre plus sonore encore a l'aide des consonances.
Car 241
plusieurs
voix trainant
sans cesse a l'unisson
des sons d'une duree
339
indefinie,
le hazard leur fit naturellement
trouver quelques accords
dont les vibrations
diversifiees
renfor9oient
le bruit, tandis ~ue les
memes vibrations
reunies le rendoient339 agreable, et c 1 est 340 , 41 ainsi
que 241 commen9a la premiere 241 pratique du Discant et du ContrepointU.
322.
&lt;le son de leur&gt;
323.
Essai sur l'origine
des langues, eh. xviiii,
p. 191: aussi apres
que leurs voix etoient nazales et sourdes.
324.
Ibid.:
d'eclat.
325.
Ibid.:
les faire entendre.
326.
Ibid.:
plus dur a prononcer.
327.
Ibid.:
possible,
de le renfler de le faire eclater
le plus qu'on
pouvoit.
328.
Ibid. : bientot.
329.
Ibid.:
trainans.
330.
Ibid.:
grace.
331.
Ibid.:
disoient.
332.
Ibid.:
observer.
333.
Ibid.:
les.
334.
Ibid.:
moins qu'on chanta les vers comme de la prose, et.
335.
&lt;de pieds&gt;
336.
rhythme, &lt;et&gt;
337.
&lt;f(?)&gt;
338.
dut&lt;s(?)&gt;
339.
Essai sur l'origine
des langues, eh. xviiii,
p. 193: illimitee
trouverent
par hazard quelques accords qui renfor~ant le bruit le leur
firent paroitre.
340.
End of p. 14r.

458

�34J.on ne sauroit dire 341 cornbien de siecles les Musiciens
tournercnt
autou~ 342des questions frivole~ 342 que l'effet
connu
41si longtems2 4 1.
343d 1 une cause ignoree 343 leur fit agiter
Le
plus infatigable
Lecteur ne 344peut supporter 344 dans Jean de Muris
le verbiage de huit ou dix grands chapitres
pour savoir dans
l'intervalle
de l'octave
coupe par 345 deux consonances si c'est la
quinte ou la quarte qui doit etre au grave et quatre cens ans apres
on trouve e~c~re dans Bon\tllfi des [enurnerations] 346 non rnoins
4 [de toutes)
ennuyeuses
les basses qui doivent ~orter la sixte
au lieu de la quinte.
Cependant l'harrnonie prenoi\ 48 insens~~ e3501a natw:-e 50 tusqu' a
rnent 3491es routes 349 que lui prescrit
352
!'invention
du mode mineur
des dissonances 353 241 , 35 ben u~ ~ot 355
356[dont elle est pleine) 35 et 5 [que
de tout) 354, 241 l'arbitraire
3581a seule 358 prejuge) 357 nous ernpeche d'appercevoir359,350.

1

341.

Essai

sur l'origine

des langues,

342.

Ibid.:

de vaines

343.

Ibid.:

d'un principe

344.

Ibid.:

supporteroit
en.

p. 193:

J'ignore.

eh. xviiii,

p. 193:

prit.

questions.

345.

Ibid.:

346.

&lt;combinaisons&gt;

347.

&lt;sur&gt;

348,
349.

Essai
Ibid.:

sur l'origine
la route.

350.

Ibid.:

l'analyse.

351.

Ibid.:

jusqu'a

ignore.
pas.

des langues,

ce qu'enfin.

352.
rnineur &lt;et&gt; The deleted
l'origine
des langues.
353.
Essai sur l'origine
y eut introduit.

word is reinstated

des langues,

354.

&lt;qui y introduisirent&gt;

355.

mot &lt;et&gt;

356.

&lt;qu'on y pourroit

357.

&lt;dont l'habitude

358.

Essai sur l'origine
des langues,
d&lt;e nous&gt; appercevoir

359.

eh. xviiii,

trouver

in the .Essai sur

eh. xviiii,

p. 193:

dissonances

eh. xviiii,

p. 193:

le seul.

encore&gt;

seule&gt;

360,
In the Essai sur l'origine
des langues, pp. 193-195, the following note has been appended to this paragraph:
Rapportant toute l'harrnonie
ace principe tres simple de la resonance des cordes dans leurs aliquotes,
M. Rameau fonde le mode rnineur et la dissonance sur sa pretendiie
experience qu'une corde sonore en rnouvernent fait vibrer d'autres
cordes
plus longues a sa douzierne et a sa dixseptierne rnajeure au grave.
Les 361
cordes selon lui, vibrent et frernissent dans toute leur longueur, rnais
elles ne resonent pas.
Voila, ce me semble, une singuliere
physique:
c'est comme si l'on disoit que le soleil luit et qu'on ne voit rien.
Ces
cordes plus longues ne rendant que le son de la plus aigiie parce qu'elles

459

�241c, est ainsi
. • que 241 l a mel od"ie etant
,
nu ll e 365 et 1 , attention•
du l1usicien ~ ttant tournee entierernent vers l 'harrnonie, tout ~e
dirigea vers
ce nouvel objet;
les Genres, les modes, l 1 echelle367,
tout '368 -pri t insensiblernent
une face nouvelle 368 ; ce furent les
~~ccessions harmoniques qui reglerent
la marche 369des parties
0cette marche ayant pris 371 le nom de rnelodie on 37 2 ne peut 373
374
meconnoitre en effet dans cette pretendue 375 , 374 rnelodie 376 les
traits
de 1a 377 mere 24 1qui 1 1 a 37 8 fait naitre2 4 1, 379[etJ380 notre
sisteme musical etant [ainsiJ 381 devenu 382 purement harrnonique,

6

se divisent vibrent resonent a son unisson, confondent 362 leur son avec
le sien et paroissent
n'en rendre aucun.
L'erreur est d'avoir cru les
voir vibrer dans toute leur t~ngueur, et d'avoir mal observe les noeuds.
3
Deux cordes sonores formant
quelque intervalle
harmonique peuvent
faire ente::1dre leur son fondarnental au grave, rneme sans une troisieme
corde, c 1 est l 1 experience conniie et confirmee de M. Tartini;
mais une
~orde seule n'a point d'autre
son fondamental que le sien, elle ne fait
64 (point resoner ni] 364 vibrer ses multiples,
mais seulement son unisson
et ses aliquotes.
Commele son n'a d 1 autre cause que les vibrations
du
corps sonore, et qu 1 ou la cause agit librement 1 1 effet suit toujours,
separer les vibrations
de la resonance, c'est dire une absurdite.
361.

Ms R 11, p. 1.10:

362.

Ibid.:

&lt;confond&gt;.

363.

Ibid.:

form&lt;e&gt;[a]nt.

364.

Ibid. :

365.

Essai

366.

Ibid.:

peu

367.

Ibid.:

la gamme.

368.

Ibid.:

regut

&lt;vibI'er

Ces.

que son unisson

sur l'origine

a peu

des langues,

371.

Essai

372.

Ms R 72, p. 20v:

The deleted

sur 1 1 origine

of this

passage

word is not crossed

des langues,

oubliee.

up to n·ote 417 below
out in the Ms R 72.

eh. xviiii,

p. 195:

usurpe.

eh. xviiii,

p. 195:

put.

l'on.

1

373.

Essai

374.

Ms R 72, p. 20v:

375.
376.

Essai

sur l origine

des langues,

377.

Essai sur l origine

378.

Ms R 72, p. 20v:

379.

Missing from the Ms R 72, p. 20v.

380.

&lt;Il est certain

381.

&lt;enfin&gt;

&lt;disconvenir

sur l origine

que cette

des langues,

1

Ms R 72, p. 20v:

melodie
l'a

espece de&gt;.

eh. xviiii,

p. 195:

nouvelle.

eh. xviiii,

p. 195:

sa.

eh. xviiii,

p. 195:

devenu par

&lt;ne soit&gt;.

des langues,

1

382.
Essai
degres.

p. 195:

nouvelles.

369,
An earlier
crossed out dra'ft
appears in the Ms R 72, p. 20v.
&lt;et&gt; cette

eh. xviiii,

sur.

des faces

370,

et ses aliquot es ni re son&gt;.

&lt;engendr&gt;.

que&gt;

sur l'origine

des langues,

460

�383ce n'est pas une merveille que 384 [la melogie 3A3 en ait souff~rt
et que) la musique 385ait 386 perdu pour nous 387une [grande] partie
de l'energie
qu'elle
avoit autrefois 3S7 , 38 5,3?9.
.
h
388 devint
.
·'
Voila
comment 388~~ cJ~it
pa~ degres, un art entierement
91
389
9
separe de la langue
,
dont il tir[e]
son origine,
comment
3921e sentiment du son et de ses harmoniques y fit perdre celui de l'accent
oral, 393de la ~~antite numerique et par consequent de la mesure et du
rhythme 392 , 390 , 9, et comment enfin, bornee394 a l'effet
purement
3791a musique 379 se trouva
physique 395du concours des 39S vibrations,
396,397tout a fait depourvue 397, 396 des effets moraux qu'elle
avoit
produits quand elle etoit doublement la voix de la nature 398 .
399 la Musique sur nos theatres
Mais quand introduisant
on 1 1 a 400
voulu retablir 401 dans ses anciens droits et en faire un langage imitatif
et passionne;
c'est alors qu'il a fallu la rapprocher de la langue
grammaticale dont elle tire 402son premier etre 402 , et 40 3 que, reglant 404
38~.

Ibid.:

384.

qu&lt;'il

385.
386.

Added to p. 14v.
ait &lt;[ainsi]&gt;

Essai
387.
son energie.

il n'est

pas etonant

que l'accent

oral.

ait&gt;

sur 1 1 origine

388.

Ms R 72, p. 20v:

389.

Essai

sur l'origine

des langues,

eh. xviiii,

des langues,

eh. xviiii,

naitre

395.

Ibid.:

396.
397.

Essai

la musique &lt;se bornant&gt;

&lt;du&gt; d&lt;e&gt;u &lt;l'accord
sur l'origine

Ms R 72, p. 20v:

p. 195:

parole.

toute

&lt;[comment on y perdit

392.
Essai sur l'origine
des langues, eh. xviiii,
des sons firent oublier les infl~xions
de la voix.
&lt;meme&gt; de
393.
Ms R 72, p. 20v:

presque

&lt;la musique&gt; [&lt;melodi&gt;].

390.
Ms R 72, p. 20v: qui la fit
tout sentiment de quantite]&gt;.
391.
tir&lt;oit&gt;

394.

p. 195:

bruyant

des langues,

p. 195:

les harmoniques

[bornee].

de quelques&gt;

eh. xviiii,

[concours

des].

p. 195: privee.

&lt;depourvue&gt; &lt;privee&gt;.

398.
The section which forms a draft
l'origine
des langues ends here.
399.

Ms R 72, p. 20v:

portant.

400.

Ibid.:

&lt;en&gt;.

40L

Ibid.:

&lt;fa&gt;.

402.

Ibid.:

sa premiere

403.

Ibid.:

et &lt;conformant&gt;.

4~.

Ibid.:

&lt;[en]&gt; [reglant].

origine.

461

of eh. xviiii

of the Essai

sur

�les modulations de la voix chantante 405 sur les inflexions diverses
que les passions donnent a la voix parlante,
la melodie a trouve 40~
pour ainsi dire une nouvelle existence et de nouvelles forces dans
40 7ses conf9rmites 407 avec l'accent
oratoire et passionne.
Alors,
deja soumis 408 aux marches harrnoniques qu'on n'en a 409du ni 409
voulu 410 separer, le chant 411 rigoureusement ~ssujeti par la
langue 412 et gene doublement _par le sisteme 41 harmonique 414 et par
la declamation,
a 415 pris 379'en chaque pais3 79 4161e caractere 4 16, 4 1 7
de la langue dont il tiroit
sa forme, il est devenu d'autant plus
melodieux et varie que cette langue avoit plus de rhythme et d 1 accent,
et dans celles qui ayant peu de l'un et de l'autre
ne sont polJI' ainsi
dire que l'organe de la raison ce meme chant est reste languissant
et
froid, comrne (est] le ton 418 des personnes qui ne font que raisonner.
Dans ces regions faites poU?' la sagesse ou le jugement a plus d'empire
que les passions vives, la melodie ayant acquis peu d'ascendant,
l 1 harmonie a conserve tout le sien, et c'est la que le plaisir
physique
suppleant au plaisir
moral on prefere les accords au chant et lessons
bruyans d'une [voix) forte 419 [ou d'un [grand) choeur] aux sons touchans
d'une voix tendre et passionnee.
Tout cet historique
est appuye sur des faits et fournit comrne on
voit des conclusions directement contraires
au Sisteme de M. Rameau.
Tachons maintenant de remonter a l'essence
des choses, et pour eviter
tout sophisme sur leurs qualites considerons les par leur nature autant
qu'il est possible.
Donnons a un son quelconque et au concours de ses
harmoniques l'Effet
le plus agreable;
imaginons une succession d'accords
la plus simple et la plus harmonieuse, ou la plus dure et la moins
naturelle
qu'il soit possible.
Que peut-il resulter
de tout cela qu'une
sensation purement physique, et l'impression
flateuse ou deplaisante
que
fera sur l'organe le concours ou la discordance des vibrations
du corps
sonore? quelle liaison la raison peut elle appercevoir entre ces vibrations plus ou moins concordantes et ces emotions de l'ame qui tour a
405.
406.

Ibid.:
Ibid.:

chantante
&lt;tire&gt;.

407409.

Ibid.:
Ibid.:
Ibid.:

sa conformite.
&lt;assujeti&gt;.
&lt;point&gt;.

4 10.

Ibid. :

voulu &lt;ni du&gt;.

~11.

Ibid.:

chant

412.
413.

Ibid.:
&lt;sy&gt;

langue &lt;a pris

414.
415.

Ms R 72, p. 20v: musical.
Ibid. : a &lt;plus&gt;.

408.

&lt;aux&gt;.

&lt;assujeti

par&gt;.

un caractere&gt;.

416.
Ibid. : &lt;un&gt; &lt; [le] &gt; &lt;caractere&gt;.
417.
End of the Ms R 72, p. 20v, and of the fragment
above.
418.

End of p.

419.

forte

lSr.

&lt;voix&gt;

462

starting

from note 369

�tour la jettent
au gre du Compositeur dans les transports
des passions
les plus opposees?
Hors les cas qui touchent irnmediatement a notre
conservation,
ce ne sont jamais des causes purement physiques qui
peuvent nous emouvoir ace pointY.
Vous aurez beau nuancer·et
combiner
des couleurs.
Jamais le plus savant peintre ne les disposera de
420s'il veut eveiller
maniere a exciter ni pitie ni colere;
nos passions,
qu'il se serve de ces memes couleurs a nous representer
[par le dessein]
des effets moraux~.
Qu'il nous peigne le cauteleux Ulisse emportant le
prix de la bravoure sur l'intrepide
Ajax 421 : Qu'il prosterne
l'infortune
Priam aux pieds du meurtrier de son fils;
qu'il nous expose les Adieux
d'Andromaque et d'Hector, et les tendres carresses de ce Heros au petit
Astianax, et l'effroi
de l'enfant
en voyant sur la tete d'Hector floter
le panache terrible,
et le souris mele de larmes que l'objet
present et
le pressentiment
de l'avenir
arrache a la plus chaste des femmes et a
la plus malheureuse des Meres.
Voila les objets touchans a l'aide
desquels les couleurs du Peintre exciteront
en nous l'interest,
la
pitie,
la terreur et tousles
rnouvemens dont l'aroe est susceptible.
Sans
cela le plus savant Physicien aura beau faire de savantes dissertations
sur la puissance des couleurs, sur les modifications
de la retine et les
ebranlernens du nerf optique;
il aura beau porter,
a force d'angles et
de refractions,
ses rayons visuels au cerveau, jamais il n'en saura
porter l'impression
jusqu'au coeur;
voila le point ou s'arrete
le
physicien,
c 1 est au peintre a faire le reste, et au pbilosophe a
l'expliquer.
On se trompe de rneme en Musique sitot qu'on prend pour premiere
cause l'harmonie et lessons,
qui ne sont en effet que les instrurnens de
la 422 melodie.
Non que la melodie a son cour 423 ai t cette cause en
elle meme; mais elle la tire des effets moraux dont elle est l'irnage;
savoir, le cri de la nature~, l'accent,
le nornbre, la rnesure, et le ton
pathetique
et passionne [que 1 1agitation
de l'arne] donne a la voix hurnaine.
424(Cette ana l ogie
• sic• l aire
•
• l e montre evi
, ·aernrnent] 424 que
et si• simp
le principe de l'imitation
et du sentiment est tout dans la rnelodie,
l 1 harmonie [n')y peut concourir qu'en rendant les sensations
plus
flateuses
et par consequent plus interessantes,
ou par le plus ou rnoins
de bruit,
ou en renfor~ant
l'expression
du chant, et c'est surtout en
ceci que consiste 1 1utilite
de l'harmonie dans la musique imitative;
-car
ce seroit une grande erreur de penser que, quoiqu'elle
n'en soit pas la
source elle y soit pourtant deplacee.
[Tant] 425 s'en faut:
elle sert a
soutenir la rnelodie, ·a.determiner la modulation avec la precision
la plus
exacte;
a en rendre le sentiment toujours present; a renforcer ou
derober lessons
par des intervalles
plus ou moins s5ensibles;
a bil+~?
marquer la rnesure et le rhytme; enfin a [rendref 2 plus [sensible]'
420.

&lt;mais&gt; s'il

421.

Aja&lt;s&gt;

422.
423.

End of p. 16r.

424.

&lt;C'est

425.

&lt;Ta(a)nt&gt;

426.

&lt;donner&gt;

427.

&lt;d 1 energie&gt;

Presumably

'tour'.

done une verite

incontestable&gt;

463

�ace piano-forte
qui est l'ame de la melodie ainsi que du discours
qu'elle
imite;
et c'est de cette maniere que 1•~~rmonie rend en partie
a la musique ce qu'elle ote de son energie
par 4 [l'exclusion
d'uneJ 428
429
multitude d'intervalles
irreguliers
.
Mais si le Musicien ne songe
qu'a son harmonie, s'il neglige la partie essentielle
qui est le chant
pour courrir apres le remplissage
et les accords, il fera beaucoup de
bruit et peu d'effet,
et sa Musique etourdissante
donnera bien plus de
mal a la tete que d'emotion au coeur.
Ne pensons done pas qu'avec des proportions
et des chiffres
on nous
explique jamais l'empire que la Musique a sur- les passions.
Toutes ces
explications
ne sent que du galimathias
et ne feront jamais que des
incredules,
parce que l'experience
les dement sans cesse, et qu'on ne
peut leur decouvrir aucune [espece de] liaison
avec la nature de l'homrne.
Le Principe et les regles ne sont que le materiel
de l'art,
il faut une
metaphysique plus fine pour en expliquer les grands effets 430.
431
1:Je 432 Jl:.':suivra.i point 43 ~ M. Rameau 43 4[dans les exemP.les
438 son
qu 'il tire ie 4~,:'[saJ436 propres [musiqueJIJ.37 b435 pour illustrer
principe) 43 . 439j•avoue qu'il ne lui [est] 41J. pas difficile
de montrer
[par cette voye] l'inferiorite
de la melodie;
mais 441 [j'ai parle] 4~ 1
de la musique et non de sa musique 442 .
sans [vouloir) dementir les
eloges qu'il 443 se donne je puis n'etre pas de son avis sur tel ou tel
428.

&lt;la&gt;

429.

irreguliers

&lt;qu'exclud

le Systeme&gt;

430.
The digression
from the Examen de deux principes
transcribed
by Duchez and Wokler end here.

and the sections

431.
From this point to the end of p. 22r (see note 790 below) the text
of the Examen de deux principes
is resumed on both recto and verso sides,
though in a disjointed
fashion which sometimes differs
from the order of the
final version.
So far as is possible
in view of the signs directing
the
reader to other pages, I have here followed Rousseau's original
order of
exposition,
which I take to be pp. 17r, 16v, 18r, 17v, 18v, 19v, 20v, 21v,
and 22r, with the other pages blank.
Some, but not all, of the remaining
passages which were incorporated
in the Examen are crossed out in the
Ms R 60; those which have not been cited already (seep.
437 above) will be
indicated below.
The rest of p. 17r, which includes a draft of a paragraph
in CTWR, V, p. 278, is crossed out.
432.
433.

Je &lt;n'ai
&lt;pas&gt;

434.
4 35.

&lt;illustrant

pas dessein&gt;
son principe

436.

Examen de deux principes,
&lt;ses&gt;

~37.

&lt;ouvrages&gt;

438.
439.
440.
441.
442.
443.

&lt;con&gt;
Added top.
16v.
&lt;seroit&gt;
&lt;c' est&gt;
musique &lt;que j'ai
&lt;de&gt;

parle

d'exemples

tires

CTWR,V, p. 278:

et&gt;

464

de sa musique nous dit&gt;
ses Ouvrages.

�morceau et tous ces jugemens particuliers
d'un444 grand avantage au progres de l'art

pour ou contre
4 39,445,

ne sont pas

44 6i-!ais1 un autre exemple dont M. Rameau attend tout et 447dont
je ne puis me dispenser de parler 447 c'est l'intervalle
des deux notes
ut fa diese, sous lequel appliquant differentes448
transitions
harmoniques
il [pretend] montrer par les diverses affections
qui en naissent que la
t~~ce de ces att~ctions
depend de l'harmonie et non du chant.
~omment
[M. Rameau]
a-t-il
pu se laisser
abuser parses
[yeux et 45 ses]
prejuges au point de prendre tous ces divers passages pour un fgeme chant
parce que c'est le meme intervalle
apparent sans songer qu'un 4 1 intervalle ne peut 452 etre sense le meme et surtout en melodie qu'autant
qu'il
a le meme rapport au mode, ce qui n'a lieu dans aucun des [passages] 453
qu'il cite.
Ce sont bien 4 54 les memes touches, 1il est vrai 1 , et voila
ce qui trompe M. Rameau; mais ce sont reeflement autant de melodies
differentes;
car non seulement elles se presentent
toutes a l'oreille
sous des idees diverses;
mais meme leurs intervalles
exacts455
different 4 56 les uns des autres.
Quel est le Musicien qui dira qu' un
tri ton et une fausse quinte une 4 57 septieme diminuee et une sixte majeure,
une tierce mineure et une seconde superflue
[formentJ 458 la meme melodie
parce que les intervalles
qui les donnent sont les memes sur le Clavier;
coIDIDesi 1 1 oreille
n'apprecioit
pas toujours les intervalles
selon leur
justesse~59,460
et ne redressoit461
pas les erreurs du temperamment sur
444,

d'un&lt;e&gt;

445.
reader

There follows a mark and the words 'pre page' which refer
to a crossed out passage on p. lv of the Ms R 60.

the

446.
This passage on p. lv appears at a different
point in the Examen
de deux principes
(see CTWR,V, pp. 273-274 and note I76 above).
447.
Examen de deux principes,
ne prouver rien.

qui me sernble

a moi

~48.
449.

Ibid.:

450.

Examen de deux J2rincipes,
qu'un &lt;mem&gt;

CTWR,v, p. 274:

par.

Examen de deux principes,
&lt;exemples&gt;

CTWR,V • p. 274:

doit.

Examen de deux princii2es,
exacts &lt;sont&gt;

CTWR,V, P• 274:

bien sur le clavier.

456.
457.
458.

Examen de deux J2rincipes,
une &lt;sixte superflue&gt;

CTWR,V, p. 274:

different

459.

juste

460.

Examen de deux principes,
Ibid.:
corrigeoit.

451,
452.
453.
454.
455.

461.

differentes

CTWR,V, p. 273:

Basses qui marquent differentes.

&lt;M.&gt;

presque

to.us.

&lt;sont&gt;
&lt;va&gt;
CTWR,V, p. 274: • justesse

465

dans le mode.

�les raports de la modulation.
[Quoique] 462 la basse determine 463 avec
plus de promptitude et d'energie
les changemens de ton'~6'-I, 465ces
changemens ne laisseroient
pourt~nt pas de se faire sentir 1 sa~~ elle,
et je n'ai iarnais pretendu que l'accompagnement fut inutile
a 06 1a
467devoit lui467 etre subordonne.
[melodie] 46 , mais seulement qu'il
Quand tous ces passages de l'ut au fa diese seroient 4 68 le meme intervalle [employes dans leurs differentes~laces]
ils n'en seroient pas
moins autant de chants differens 469 47 etant pris ou supposes sur
differentes
cordes du Mode470, 471 leur variete ne vien[t] 47 2 done pas de
l'harmonie mais seulement de la modulation qui appartient
incontestablement a la melodie 446.
1 473
,
[assurement]

474 je 475 [n'ai nulle envie de dernentir les] 47 5
eloges qu'il se donne: je serois bien plus dispose a y ajouter les
miens comrne [j'ai]
fait tant de fois dans 1 1 encyclopedie et ailleurs.
Mais j'avoiie qu'il [dit] 476 quelquefois des [choses] 477 si incroyables
que j'ai peine a m'en fier a mes yeux en les [lisant] 4 78 dans son
propre ouvrage473,l,479,
l,

4

BOSi je ne voyois qu'a quelque point

462.

&lt;Il est certain

463.
464.

Examen de deux principes,
&lt;mode&gt;

465.

&lt;mais&gt; ces

466.

l'[a]

467.

Examen de deux principes,

468.

Ibid.:

469.
470.

differens
&lt;pour la rendre &lt;la tenir&gt;
Added on another part of p. lv.

que je les porte

que&gt;
CTWR,V, p. 274:

determine

CTWR,V, p. 274:

lui

quelqu~fois.

&lt;harmonie&gt;
seroient

devoit.

exactement.

Examen de deux principes,
471..
plus ou moins de degres.
vien&lt;dr.(?)&gt;
472.

(?)

&lt;[employes a leur place]&gt;

CTWR,V, p. 274:

&amp; composes de

473.
This passage on p. 17r, which does not figure in the Examen de
deux principes,
complexes the paragraph whose opening sentence is
demarcated by notes 431 and 434 above.
474.
&lt;assurement&gt;
475.

&lt;n'ai

pas nulle

476.

&lt;avance&gt;

477,

&lt;propositions&gt;

478.

&lt;copiant&gt;

479.

End of p. 17r.

envie de dementir

les&gt;

480.
This passage at the bottom of p. 16v does not figure
Examen de deux principes.

466

in the

�&lt;il m'est impossible d'en dire&gt; 481&lt;fasses pour le contenter
qu'il en exige encore davantage482,480,1,483,

et]&gt; 481

484Tout choeur de Musique485 qui est lent, et dont la succession
harmonique est bonne plait toujours sans le secours d 1 aucun dessein,
ni d'une melodie oui puisse affecter
d'elle meme; et ce plaisir
est
tout autre que ceiui qu'on eprouve ordinairemt.
d 1 un chant agreable,
ou simplement vif et gai.
( 486cette opposition 486 d'un choeur lent,
et d'un air vif et gai 487 [me paroit assesJ 4 87 plaisante488.)
l'un se
rapporte directement a l'ame, (notez 489 que c'est le choeur 490 .)
l'autre
ne passe pas le canal de l'oreille.
(C'est le chant selon
M. Rameau.)
J'en appelle encore a l'amour triomphe, deja cite plus
d'une fois;
(cela e~i vrai) que l'on compare le plaisir
qu'on ep ~~v
a celui que causera 4 un air, soit vocal,
soit instrumental.
Ah
•
j'y consens!
Qu'on me laisse choisir 493 la voix [et l'air
sans 494
[me) 495 , 496 [restraindre
au [seul] mouvement]4 96 vif et gai, puis 4 97] 4 95
et que M. Rameau vienne de son cote avec son choeur l'amour triomphe et
tout ce 498 [terrible!
apparei1 499 d'instrwnens
et de voix.
SOO[il aura
beau 50 1me) donner 50 [des] juges 502 , 503qu'on ne toucbe qua [force de) 503

4 1

481.

&lt;asses&gt; &lt;autant

482.

davantage

483.

End of p. 16v.

qu'il

en exige&gt;

&lt;que la verite&gt;

48~.
This passage at the top of p. 16v appears
principes,
CTWR,V, p. 276.
485.
486.

Examen de deux .principes,
Ibid.:
Ce parallele.

487.

&lt;n'est

488.

Examen de deux principes,

elle

in the Examen de deux

CTWR,V, p. 276:

Musique, dit-il.

CTWR,V, p. 276:

plaisant.

pas bien&gt;

489.
notez &lt;[bien]&gt;
The deleted word is reinstated
in the Examen de
deux principes.
490.
Examen de deux principes,
CTWR,v, p. 276: grand choeur a quatre parties.
491.
Ibid.:
cause.
492.
Ah &lt;si&gt;
493.
choisir
&lt;1 1 air.et&gt;
494.
sans &lt;donner l'exclusion
au pathetique et ensuite&gt;
495.
Added on another part of p. 16v.
496.
&lt;forcer a ~e choisir seulement&gt;
497.
Examen de deux principes,
CTWR,V, p. 276: car cela n'est pas juste.
498.
ce&lt;s&gt;
499.
appareil
&lt;de voix&gt;
500.
&lt;Pourvu qu'on ne vous&gt; &lt;[Pourvu &lt;des&gt; qu'il &lt;ne choisisse&gt; me] pas de&gt;
&lt;[s'il vien)&gt;
501.

Examen de deux principes,

502.
Ibid.:
qu'on n'affecte
d'un tambour que du rossignol,
503.

qu&lt;i&gt; ne &lt;soient

CTWR,V, p. 275:
qu'a force
ils seront

sensibles

se cboisir.

de bruit &amp; qui sont plus touches
hommes enfin.

qu'&gt; &lt;plus&gt; touche&lt;s&gt; qu&lt;e&gt; &lt;du plus grand&gt;

467

�bruit et qu'un tambour affecte plus que le rossignol.
du moins ils
seront hommes et 502 je n 1 en veux pas davantage pour leur prouver que
lessons
vraiment 504 capables d'affecter
l 1 ame ne sont point ceux
d'un choeur de musique484,
50 5Apres avoir etabli 5o5 ce 5o7 fai t tres 1 vrai par raport a nous,
tres 508 faux generalemt:. _.tbarlant que l •harmonie SO~eut faire engendre 509
la melodie.
M. Rameau ::, conclut [en) 511 • 510 ces termes.
Ainsi toute
musioue etant comprise dans l'harmonie,
on en doit conclure que ce n•est
gu•~ c~tte seule harmonie ou'on doit comoarer quelque science que ce
soit [p.64)l.
512Je ne sais si tousles
lecteurs seront aussi convaincus
que M. Rameau de512 cette merveilleuse
conclusion 505.
513 , 514[les plus] beaux accords [ainsi que de 515 belles couleursl
51 !:te peuvent jamais produire qu 'un plaisir
de sensation 51 6; 51 ~ais 518
les accens de la voix passent a s,19 l 'ame S2~1s sont l' expression et le
vehicule des passions 5 20, c'est par eux que la Musique devient [oratoire
eloquente,]
imitative 521 ils en forment le 522 [langage 523], c' est par eux
504.

Examen de deux principes,

505.
This passage
CTWR,V, p. 278.

CTWR,V, p. 276:

on p. 16v appears

506.

Examen de deux principes,

507.

Ibid.:

le.

508.

Ibid. :

mais tres-.

509.

Ibid.:

engendre.

510.

Ibid.:

finit

511.

&lt;par&gt;

512.
rien

a r,pondre

Examen de deux principes,
~-

Examen de deux principes,

516.

Ibid.:

517.

&lt;il&gt; mais

518.

mais &lt;de&gt;

519,

Examen de deux principes,

peuvent porter

CTWR,V, p. 278:

le &lt;dessein&gt;

523.

langage

comme on a vu.

J 1 avoue que je ne vois

in the Examen de deux principes,

CTWR,V, p. 277:

les plus.

aux sens une impression

CTWR,V, p. 277:

520.
Ibid.:
car ils sont l'expression
naturelle
peignant,
ils les excitent.
521.
imitative
&lt;qu'elle peint les objets&gt;
522.

etabli

dans.

513.
This passage on p. 16v appears
CTWR,V, p. 277.
514.
&lt;Ne&gt; &lt;de(?)&gt;
515.

in the Examen de deux principes,

CTWR,V, p. 278:

sa dissertation

les plus.

&lt;et le&gt;

468

agreable,

&amp; rien de plus.

jusqu'a.
des passions,

&amp; en les

�qu'elle peint [a l 1 imagination 524] tousl les objets qu'elle porte au
coeur tous 1 les stntimens.
La melodie est dans la Musique ce qu'est
le dessein dans la peinture525~,
c'est par [ellel 526 , 527 que lessons
ont de l'expression
_et528 de la vie, c'est elle 5':29 qui leur donne les
530r.e seul
effets moraux qui font toute l'energie
de la musique.
physique de l'art
se reduit a bien peu de chose et l'harmonie ne pusse
pas au dela. 513.
531
Le second Prin%f8e avance par M. Rameau et d~~t; 32 •1 il me
reste a parler est que .:&gt; l' accompagnement du clavecin 3 represente 534
le corps sonore il me reproche de ~•~voir pas a!~~te cette idee dans
3 [il est a]
la de~\iition
de l'accompagnement
ctoire que si je l'y
avois
ajoutee il me l'eut reproche ~beaucoup) 537,~ davanta~e, ou
du moins avec bienl ~\~s de raison.
38[ce n 'est pas sans l 5 8 1une sorte
de 1 repugnance que
je m'engage a 540[cet examen] 54o, 53 9' car quoique
le principe que je viens 54 1tle combattre 541 ne 54~e paroisse pas 542 plus
54 3:ie crois devoir 543 l 'en distinguer
vrai que celui-ci,
en ce que si c I est
une erreur c'est au moins celle~ 44 d'un grand musicien qui s'egare a
force de science:
Mais ici je ne vois plus 1 que des mots vuides de sens
524.

1 1 &lt;esprit&gt;

525.
Examen de deux principes,
CTWR,V, p. 277:
n'y fait que l'effet
des couleurs.
526.

&lt;elle&gt;

Peinture,

l'harmonie

le chant,

non par

&lt;[la melodie]&gt;

527.
Examen de deux principes,
les accords.
528.

Ibid.:

du feu.

529.

Ibid.:

le chant seul.

530.

Ibid.:

En un mot.

531.
This passage
CTWR,V, p. 278.
532.
&lt;duquel&gt;
:erinci:ees.

CTWR,V, p. 277:

on p. 18r appears

The deleted

in the Examen de deux principes,

word is reinstated

in the El::a.mende deux

533.
534.

Examen de deux principes,
&lt;doit&gt; represente&lt;r&gt;

535.
536.
537.

&lt;et je ne puis m'empecher de&gt;
Examen de deux principes,
CTWR,V, ·P· 278:
&lt;bien&gt;

538.

&lt;C'est

CTWR,V, p. 278:

l'harmonie.

eusse.

avec&gt;

539.
Examen de deux principes,
de cette addition qu'il exige.

CTWR,V, p. 278:

540.

&lt;la combattre&gt;

541.
542.

Examen de deux principes,
CTWR,V, p. 278:
Ibid.:
soit pas en lui-meme.

543.

Ibid.:

544.

Ibid.:

j'entre

dans l'examen

&lt;l'examiner&gt;

l'on

doit beaucoup.
l'erreur.

469

d'examiner.

�et 5' 15j 'ai le chagrin de ne pouvo.ir 545 pas meme supposer de la bonne
foi dans l'auteur
qui let ose &lt;lonner au public cornme un principe de
l'art
qu'il professe 531 • 46 .
547il faut qu'il y ait une d.ifference inconcevable entre la
maniere de raisonner de M. 548 et la mienne car voici les prernieres
idees 549 que son principe 55o me suggere.
551
Si l'accompagnement represente le corps so~ore il ne doit
rendre
2
5
que lessons
rendus par le corps sonore.
[or) ~ ces sons ne forment
553 [pourquoi) 1 [il ne faut) 1 done [pas] 1 ,553
que des accords parfaits,
herisser
l'accompagnement de dissonances.
[Selon M. Rameau) Les sons [concomitans] rendus par le corps
sonore se bornent a deux savoir la 3ce_554 majeure et la quinte.
Si
l'accompagnement represente
le corps sonore555 il faut done le simplifier.
.
5561' instrument
55 7[ dont on] 55 7 accompagne est un corps sonore
lui meme dont cha~ue son est toujours accompagne de ses harmoniques
concomitans 558 , 55 .
Si done l'accompagnement represente
le corps
56 1[J'ai peine
sonore 560[on] ne [doit] 560 frapper que des unissons.
a concevoir comment pour justifier la confusion de son accompagnement
centre la simplicite
de celui des Italiens
M. Rameau ose appeller le
sien celui de la nature] 561 .
545.

Ibid.:

je ne puis.

546.

End of p. 18r.

54 7.

From this point at the top of p. 17v to tb·e concluding passage on
p. 22r (see note 790 below) the manuscript more closely approximates the
order of the Examen de deux principes,
CTWR,V, pp. 279-285.
548.

Examen de deux principes,

549.

Ibid.:

consequences.

550.

Ibid.:

principe,

551.
552.

doit &lt;done&gt;
&lt;et&gt;

553.

&lt;est ce&gt; done &lt;une raison

554.

Abbreviation

555.

sonore

556.

&lt;Si l'accompagnement

557.

&lt;qui&gt;

558.

concomitan&lt;tes&gt;s

559.
560.

Examen de deux principes,
&lt;il&gt; ne &lt;faut&gt;

cet Auteur.

admis par supposition.

for

&lt;est-ce

CTWR,V, p. 279:

pour&gt;

'tierce'.

une raison&gt;
represente

561.
Examen de deux principes,
harmoniques ne se trouvent point

le corps sonore&gt;

CTWR,V, p. 280:

naturels.

CTWR,V, p. 280: car les harmoniques
dans le corps sonore.

470

des

�562[En veri te si) ce principe
562tiu corps sonore 554 represente
[par l 1 ac_compagnement]S63 m'etoit venu foul565 que565 je l'eusse
trouve 567 solide je m'en serois prevalu!&gt; 6 6"centre [le]:i 69 sisteme [de
M. Rameau] et je l'aurois
cru renverse 570
1 • 57 \:onsultes
toutes les nations du monde, tousles
hommes572
non prevenus par l'habitude,
tous ceux que l'interest
ou i~~mour
propre ne feront point parler,
vous aurez un avis unanime
et
574[cet avis sera] 5 74 la voix de la nature.
J'avoue que je suis
etrangement surpris de voir ce root sortir de la plume de M. Rameau.
il me semble qu'il devoit fegalement) se garder d'y faire songer ses
lecteurs
et ses Auditeurs 571,1, 575,

Mais donnons 5 76 s 'il se peut
ses idees 578 let aux miennesl.

577un peu plus de 577 precision

a

pour [ concevoir J 579 580J.e principe de M. Rameau 580 il 5 81faut
[entendr-e] 581 que 582 le corps sonore est represente
par la Basse f. 583,l
562.
&lt;Je me trouve d'une si grande maladresse en matiere&gt; &lt;Je [ne sais
comment tout ceci se fait mais je crois]&gt; &gt;[Il faut que M. Rameau fasse
une etrange bevue ou]&gt; &lt;[Il faut que je sois d'une grande maladresse en
matiere de raisonnement]&gt;
563.
564.

Examen de de=

565.

&lt;et&gt; The deleted

566.

que &lt;le&gt;

567.

trouve&lt;r&gt;

568.

Examen de deux principes,

569.

&lt;son&gt;

570.

&lt;terrass€&gt;

sonore

principes,

CTWR,V, p. 280:

que je combats.

&lt;m'etoit&gt;
word is reinstated

in the Examen de deux principes.

CTWR,V, p. 280:

servi.

571.
This paragraph, which Rousseau did not incorporate
deux principes,
is nonetheless
crossed out.
572.

hol!lllles&lt;n'o&gt;

573.

unanime &lt;sur la&gt;

574.

&lt;c'est

575.

End of p. 17v.

576.

&lt;tachons&gt;

577.

Examen de deux principes,

578.

Ibid.:

579.

&lt;entendre&gt;

580.

Examen de deux principes,

581.

&lt;ne&gt; faut

582.

que &lt;l'accompagnement&gt;

583.

Abbreviation

ainsi

in the Examen de

qu'on reconnoit&gt;

nous pourrions

CTWR,V, p. 280:
mieux en sentir

for

la justesse

CTWR,V, p. 280:

&lt;pas dire&gt;
'fondamentale'.

471

de la.
ou la faussete.

son principe.

�et son accompugnement, de maniere584 que la S85a.f. 585 represente
le
S~%
generate4r 7et 1•i~compag~t~ent
ses_productions
ha"?on~iues.
Or comme ~s [ces 5 sons)
harmoniques sont produits~ 9 par la
590,585B.f.58~,590
la o. fondamentale a son tour est produite par le
concours des sons harmoniques, 59.l.on engendre mutuellement592 l'un
par l'autrel
et pa[r tout) ou se trouve 593 [un de ces deuxJ 593
Phenomenes J9 4 1 1 [ensembleJ 594 peut en effet etre pris pour la resonance
du cor?.s sonore:
C'est ce gue prouvent Clairement les experiences
[dont]~ 95 M. Tartini
[nous] a donne le detai1596 et qui sent depuis
591 .
1 [Je parle ici de la B.f. et
longtems connues de toutes l'Italie
non de la Basse continue parce qu'[a]59 7 cause des frequens renversemens d'harmonie celle cine
[represente]5 98 et n'est en effet que la
v. 599 production du son generateur) 1 .
Il ne s 1 agit done plus que de voir quelles conditions
sont requises
dans 1 1accompagnement pour representer
exactement les productions
harmoniques du corps sonore600.
60l de ces
Il est evident que la ~remiere et la plus essentielle
conditions
est de produire 602 un son fondamental unique car si vous
produisez deux sons fondamentaux vous representez
deux corps 603
584.

Examen de deux principes,

585.

Abbreviation

~6.

&lt;Les&gt; &lt;Or le livre

587.
588.

&lt;les productions&gt;

for

CTWR,V, p. 280:

fa~on.

'Basse-fondamentaie•.
de&gt;

589.

Exarnen de deux principes,
produit&lt;es&gt;s

590.

&lt;son principal&gt;

CTWR,V, p. 280:

les.

591.
Examen de deux principes,
CTWR,V, p. 280: ceci n'est pas un
principe de systeme, c'est un fait d'experience,
connu dans l'Italie
depuis long-terns.
592.

&lt;mu&gt;

593.
&lt;l'une
peuvent&gt;

ou l'autre

594.

l'&lt;ef':fet

total&gt;

595.

&lt;connues de toute

596.

detail

597.

qu&lt;e celle-ci&gt;a

598.

&lt;represente&gt;

599.

Abbreviation,

de ces effets
&lt;[le tout)&gt;
l'Italie

603.

causes qui les produisent

ensemble
dont&gt; &lt;que&gt;

&lt;dans son livre&gt;
&lt;donne&gt; &lt;guere le son generateur
probably

600.
Examen de deux principes,
concours, la Basse-fondamentale
601.
essentielle
&lt;de ces&gt;
602.

les

Examen de deux principes,
&lt;so&gt;

for 'vraie',

perhaps

ou(?)&gt;
for

•veritable'.

CTWR,V, p. 280:
qui leur convient.

&amp; fournir

CTWR,V, p. 280:

a chaque

'+72

par leur

accord.

�604 c 1 est ce
sonores au lieu d'un et vous avez duplicite
d'harmonie,
qui a SOS[deja ete demontree] 60S par 6 06 mon compatriote 60 7 , 604
M. Serre 6 ◊ 8fil!..
Or l'accord
parfait
tierce majeure est le seul qui
ne donne qu'un son fondamental tout autre les609 multiplie.
{ceci610
n'a besoin de demonstration
pour aucun Theoricien et) je me contenterai
611 de donner un 611 exemple si simple 61 2qu•i1 613 [que sans 614 notes
ni 615 figu:ces 612 il] puisse ,etre entendu des lecteurs
les moins verses
en Musique.
pourvu 616 qu'elle
ne leur soit pas tout-a-fait
etrangere616,617
Dans 618 1es experiences 618 dent je viens de parler on trouve que
la tit~ e majeure [produit] 619 pour son 62 0 fondamental l'octave
du son
grave
, et que la tierce mineure produit la dixieme majeure.
C'est
a dire que 622 cette tierce majeure ut mi; vaus 623 donnera l'octave
de l'ut pour 624 [son fondamenta1J 624 , et cette625,626
tierce mineure
627 ainsi
mi sol vous donnera encore le meme ut pour son fondamental.

1

604.
Examen de deux principes,
observe par.

CTWR,V, p. 280:

605.

&lt;tres

606.

par &lt;M(?)&gt;

607.

&lt;comba&gt;

608.

Serre

609.

Examen de deux principes,
CTWR, V, p. 280:
&lt;C' est de quoi&gt; &lt;C'est [ ceci &lt;qui&gt;]
Examen de deux principes,
CTWR, v, p. 280:.
Ibid.:
que sans figure ni note.

610.
611.
612.

bien ete vu&gt;

&lt;dent le livre&lt;s&gt;

a de la profondeur

613.
Without the intercalation
the text
neglected to delete
'qu'il'.
614.
[sans] qu'il &lt;[n'ait
besoin de)&gt;
615.

ni &lt;de&gt;

616.
soient

Examen de deux principes,
connus.

617.

End of p. lBv.

618.
619.

Examen de deux principes,
&lt;engendre&gt;

620.

&lt;basse&gt;

621.

&lt;le plus&gt; grave

622.

que &lt;si vous avez&gt;

623.

&lt;vous&gt; &lt;elle&gt;

624.

&lt;basse naturelle&gt;

625.

ce&lt;ll&gt;e-&lt;ci

626.

Examen de deux principes,

627.
&lt;ainsi
le meme&gt;

comme il a deja ete

reads

et des vues&gt;
accord

le.

d'un.

'qu'il

puisse'.

CTWR,V, p. 281:

que les

termes

CTWR,V, p. 281:

l'experience.

CTWR,V, p. 281:

que cette.

Rousseau

leur

m&gt;

l'acco&gt;

&lt;de plus

la quinte

473

[ut) mi sol vous fournit

encore

en

�[tout]628 cnt accord enti~r ut mi sol ne629 vous donne qu'un son fondamcntul uni~uc 1 car la ouinte ut sol qui donne l'unisson
de sa note
1qu'on n'en distingue
grave doit 30 , 631 etre ~ensee en donner l'octave
pas 1 [ou bien en descendant ce sol a son octave l'accord
est un a la
derniere rigueurJ 632 .
Alors 633 l'harmonie est bien ordonnee et 634
represente
exactement ce635 corps sonore636 mais au lieu de diviser
harmoniquement la quinte en mettant la tierce majeure au grave et la
637faisons tout le contraire6 37 en la divisant
mineure a l'aigu,
[arithmetiquement]638,639.
nous aurons cet accord parfait
tierce
mineure ut mi bemol, sol, ou 640 , 641 prenant d'autres
notes pour plus
de comodite cet accord semblable la, ut, mi.
Alers 642 [on trouve]6 42
la dixieme fa pour son fondamental de la tierce mineure la ut, !et)
l'octave
ut pour son fondamental de la tierce majeure ut mi. 6 3 [on
ne sauroitJ 643 done fraper cet accord cornplet6 44 sans produire a la fois
deux sons fondamentaux.
Il y a ~is encore, c'est qu'aucun6 45 de ces
deux sons fondamentaux n'etant
le 46 vrai fondement de l'accord
et du
mode il nous faut une troisieme basse la qui donne ce fondement alors
48
647[il est rnanifeste que]647 l'accompagnement ne 648[peut representer]6
628.

&lt;pour&gt;

629.

&lt;vo&gt;

630.

&lt;ne&gt; doit

631.

Exarnen de deux principes,

CTWR,V, p. 281:

peut.

632.
Ibid.:
car le son fondamental de la sixte-majeure
sol mi est a
la quinte du grave, &amp; le son fondamental de la quarte sol ut est encore
a la quinte du grave.
633.

Ibid.:

De cette

maniere.

634.

et &lt;ja(?)&gt;

635.

Examen de deux principes,

636.

sonore &lt;et ses productions&gt;

637.

Examen de deux principes,

638.

arithmetique[ment]

639,

&lt;harmoniquement&gt;

640.
641.

ou &lt;pour plus de ce&gt;

642.

&lt;nous avons&gt;

643.

&lt;Nous ne saurians&gt;

644.

&lt;parfait&gt;

645.

qu&lt;e&gt; aucun

646.
647.

&lt;d&gt;
&lt;en&gt; &lt;[l'harmonie]

648,

&lt;sauroit

·cTWR, V, p. 281:

le.

CTWR,V, p. 281:

transposons

CTWR,V, p. 281:

et.

Examen de deux principes,

ne saur&gt;

jamais&gt;

474

cet ordre.

�le corps sonore qu'en prenant 649 1es notes seulement 649 deux ii deux,
650au moyen de qt:oi l'on650 aura la pour :,asse enijend1-ec [sousJ 65 1
la quinte la mi, fa 652[sous la tierce mineureJ 65~ la ut, et ut
655si to~ 6 S~ que vous
sous6 53 latierce
majeurefJS 4 [ut n.i).
ajouterez656
un troisieme
son, ou vou$ ferez un accord parfait
majeur
ou vous aurez 657 deux sons fondamPntaux et par consequent la
658 du corps sonore di~paroitra.
1 [voila ce que 659
representation
donne l'exacte
observation
des phenomenes de la nature] 1.
Ce que je dis ici de l'accord p~rfait mineur 660 se doit
entendre660 a plus forte raison de tout accord dissonant complet ou
651a proportion
lessons
fondamentaux se multiplient
de la quantite
des Parties 66 2 [et l' on doi t bien se r•essouvenir661 que66 3J 662 tout
cela n'est deduit que du Principe
[mem&amp;]de M. Rameau adopte par
664 si [donc]l l'accompagnement doit 665 representer
supposition.
le corps sonore, 666 [je dis qu'] on n•y 667 sauroit etre trap circonspect 66B[dans la pluralite
des]668 sons et 669[dans l'employ666
des]669 dissonances quoi670 que regulieres671
et bien sauvees.
Voila
649.

Examen de deux principes,

650.

Ibid.:

651.

&lt;de&gt;

652.

&lt;pour celle

de&gt;

653.

&lt;pour celle

de ce&gt;

654.

&lt;mineure&gt;

655.

Examen de deux principes,

656.

End of p. 19v.

657.

&lt;[a la fois)&gt;

658.

&lt;p&gt;

659.

qu&lt;i se&gt;

660.

Examen de deux principes,

661.

Ibid.:

CTl·/R, V, p. 281:

seulement

CTWR,V, p. 281:

Si-tot

CT\IR, V, p. 282:

doit

les notes.

auquel cas on.

de l'accord,

par la composition

662.
&lt;Tout ceci
de m. Rameau&gt;

n'est

que les consequences

663.

que &lt;je ne raisonne

664.

&lt;Que&gt; &lt;Qu'est&gt;

665.

Examen de deux principes,

669.
670.

&lt;a employer les&gt;
&lt;quoi&gt;

671.

&lt;praticaples&gt;

&amp; l'on ne doit pas oublier.
naturelles

du du principe

done&gt;

CTWR,V, p. 282:

666.
Ibid.:
combien done n'y devroit-on
choix des sons&amp;.
n&lt;e&gt;
667.
&lt;a multiplier

s'entendre.

ici&gt;

&lt;Que devoit-il

668.

done.

les&gt;

475

pas etre

devoit.
circonspect

dans le

�la 672 consequence naturelle
et necessaire
9~'i1 673 [faloit]67 4 ,672
676 i1a raison, 017 L'experience]676,
tirer de ce principe 675 .
les
regles la pratique unanime des 77 peuples gui ont le plus de justesse
67B, tout 6791a demandoit 679 a
et de sensibilite
dans l'oreille
M. Rameau; j'en680,681 tire [pourtant) une toute contraire;
682il
fait plus encore 682 , il reclame les droits de la nature 683,684[mot
qu'il ne devroit jamais prononcer, au moins en qualite
d'artiste]684,683,685,
672.
qu'il

Examen de deux principes,
faudroit.

CTWR,V, p. 282:

673.

&lt;d&gt;

674.

&lt;devoit&gt;

675.

Examen de deux principes,
CTWR,V, p. 282:
&lt;Celle qu'il en tire de la raison&gt;

676.

677.
Examen de &lt;leU&gt;: principes,
la pratique de tousles.
678.

CTWR,V, p. 282:

Ibid.:

l'organe.

679.

Ibid.:

suggeroit

680.

j&lt;e&gt;[')

en

681.

Examen de deux principes,

682.

Ibid.:

&amp;, pour l'etablir.

683.

Ibid.:

mots qu'en qualite

cette

premiere

consequence

suppose vrai.
l'oreille,

l'experience,

consequence.
CTWR,V, p. 282:
d'Artiste

Il en.

il ne devroit

jamais prononcer.

684.
&lt;assurement si elle s'est refugiee dans la musique et si&gt; ~(mot
dont[qu']
il &lt;ne&gt; ne &lt;devroit jamais s'efforcer
de faire oublier a
tout le monde&gt; &lt;pas&gt; rappeller
&lt;a&gt; [ni] a ses lecteurs ni a ses ~uditeurs)&gt;
685.
In the Examen de deux principes,
CTWR,V, p. 282, there follows a
paragraph which is missing from both the Ms R 60 and Ms R 58: Il me fait
un grand crime d'avoir dit qu'il falloit
retrancher
quelquefois
des sons
dans l'accompagnement,
&amp; un bien plus grand encore d'avoir compte la quinte
parmi ces sons qu'il falloit
retrancher
dans l'occasion.
La quinte,
dit-il,
ui est l'arc-boutant
de l'harmonie,
&amp; u'on doit ar cons~ uent
preferer par-tout
ou elle doit etre em~loyee .
A la bonne heure, qu'on
la prefere quand elle doit etre employee: mais cela ne prouve pas qu 1 elle
doive toujours l'etre:
au contraire;
c'est justement parce qu'elle
est
trop harmonieuse &amp; sonore qu'il la faut souvent retrancher,
sur-tout
dans
les accords trop eloignes des cordes principales,
de peur que l'idee du ton
ne s'eloigne
&amp; ne s 1 eteigne,
de peur que l'oreille
incertaine
ne partage
son attention
entre les deux sons qui ferment la quinte, ou ne la donne
precisement a celui qui est etranger a la melodie, &amp; qu'on doit le moins
ecouter.
L'ellipse
n'a pas moins d'usage dans l'harmonie que dans la
grammaire;
il ne s'agit
pas toujours de tout dire, mais de se faire
entendre suffisarranent.
Celui qui, dans un accompagnement ecrit voudroit
sonner la quinte dans chaque accord ou elle entre, feroit une harmonie
insupportable,
&amp; M. Rameau lui-meme s'est Lien garde d'en user ainsi.

47 6

�686J'interpelle68?
tout homme dont une habitude inveteree n'a
pas cor~ompu les orgnnes, qu'il ecoutc 688 s'il peut l'etra~gc
et
barbare accompagnemcnt prescrit
par I✓•• Rameau, qu'il le comEare avec
l'accornpagnement simple et harmonique des Italiensg,£;
[et] 89 s'il
refuse de juger Ear raison690 qu'il juge au moins par sentiment691
693 jamais
entre eux et lui 92 .
Comment un homme de gout a-t-il
pu693 imaginer 694gu 1 [il fallut
[rernplir tousles
accords pour
representer
~e corps sonore] 695employer des] 694 dissonances par tout
696cornment a-t-il
ou l'on en6 95 peut employer?
pu faire un Crime a
Correlli
de n'avoir
[pas] chiffre
[toutes] celles 697qu[i] Eouvoient6 97
98 est-elle
entrer dans Gon accompagnement~.
Comment la plume ne lui
pas tombee698 des mains a chaque faute qu'il reprochoit
ace grand
harmoniste de n'avoir pas faite.
Comment n'a t-il pas senti que la
confusionb99 n'a jamais rien produit d'agreable,
qu'une harmonie trop
chargee est la700 rnort de toute expressionr
[et] que [c'est par cette
raison que] toute la Musique sortie de son ccole n'est que du bruit sans
effet?
Comment701 ne se reproche-t-il
pas [a lui merne] d'avoir fait
herisser
les basses fran~oise de ces forets de chiffres
qui font mal
702a[ux~ oreille[s]702
seulernent ales
voir.
703etl comment la
[force] 04 des beaux chants qu'on appercoit705 quelques fois dans sa
musique, n'a t-elle
pas desarme [sa main paternelle]
quand il les gatoit
sur son clavecin.
686.

Ibid.,

p.

283:

Pour revenir

687.

J'interpelle

688.

&lt;compare&gt;

689.

&lt;et&gt;

690.

Examen de deux principes,

691.

Ibid.:

692.

lui,

693.

Examen de deux principes,

694.

qu&lt;e par tout

695.
toutes

Examen de deux principes,
les dissonances qu'on.

696.

&lt;Comment&gt;

697.

qu&lt;'il

698.
699.

Examen de deux principes,
&lt;fo(?)&gt;

700.

End of p. 20v.

701.
702.

Comment &lt;a-t-il
a &lt;l'&gt;oreille

703.

&lt;Com&gt;

au Clavecin.

&lt;do&gt;

CTWR,V, p. 283:

la raison.

le sentiment.
&lt;et choisisse

des&gt; &lt;entre

lessons

ou &lt;[et]&gt;

le bruit&gt;

CTWR,V, p. 283:

pu jamais.

CTWR,V, p. 283:

qu'il

ou une&gt;

ne vouloit&gt;

&lt;{pouvoit]&gt;

&lt;semence&gt;

705.

Examen de deux principes,

CTWR,v, p. 283:

tomboit-elle

CTWR,V, p. 283:

trouve.

477

employer

&lt;pas&gt;

pu&gt;

704.

fallut

pas.

�706,707[Par le peu deJ70 7 solidite
qu'il donne aux principes
fmemesl qui doiven~ servir de fondement a son art, on peut juger
[du] 70~ detail de ses [deductions]709
Aussi tout son sisteme
n'a-t-il
de vrai quanta
la theorie que ce qui avoit ete decouvert
avant lui 706 .
Toute sa generation
harmonique se borne a 710une
71 l[on n'y comprend 712
progression 71 0 d 1 accords parfaits
majews·
plus rien) 711 sitot qu'il 713 est question7 13 du mode mineur et de
la dissonance
[et) les vertus714 des nombres715 de pithagore
716 [ne sont) 7 i 6 pas plus tenebreuses
que les proprietes
physiques
qu'il pretend donner a de simples raports717
718 [M. Rameau dit que la resonance dJ 718 'une corde sonore
719
met
en mouvement une autre corde sonore triple
ou quintuple
de la premiere et la 720[fait
[fremir) sensiblementJ 720 dans sa
totalite
quoi qu'elle
ne resonne (point] 721~.
voila le fait sur
l~quel il etablit
les calculs ·qui lui servent a la production722,723
724 , 725 [et ce fait me paroit
de la dissonance et du mode mineur.
724 ,7 26 .
a) rejetter 725 comme faux et contradictoire
706.
Ibid.:
Son systeme ne me paroit gueres mieux fonde dans les
principes
de theorie,
que dans ceux de pratique,
707.

&lt;Par le peu de&gt; &lt;[En donnant si peu de]&gt;

708.

&lt;des paralogismes

709.
710.

&lt;raisonnemens&gt;

qui&gt; &lt;que le&gt;

&lt;n'est

pas sans paTalogismes&gt;

711.

Examen de deux principes,
&lt;il n'y est plus&gt;

712.

&lt;voit&gt;

713.
714.

Examen de deux principes,
&lt;tenebreuses&gt;

715.

nombres &lt;n'e&gt;

716.

&lt;n'etoient&gt;

717.
fausse

raports.
&lt;La nouvelle experience
et contradictoire.&gt;
&lt;{et L'ex]&gt;

718.
719.

&lt;M. Rameau pretend&gt; &lt;[Il avance)&gt;
&lt;mise&gt; &lt;qu'on fait resonner&gt;

720.
721.

[fait]
&lt;pas&gt;

722.

&lt;genera&gt;

723.
724.

production

725.

&lt;Or pour(?)&gt;

&lt;vibrer&gt;

CTWR,V, p. 283:

des progressions.

CTWR,V, p. 283:

s'agit.

sur laquelle
&lt;par cette

il se fonde est

experience

qu&gt;

[sensiblement]

&lt;du mode mineur et&gt;

Examen de deux principes,
rejetter

CTWR,V, p. 284:

Examinons.

&lt;ce fait&gt;

726.
There follows a cross sign, presumably referring
to a passage
which Rousseau meant to intercalate
in the text at this point, though
that passage does not figure in the Ms R 60.
In the Ms R 58,
pp. 13r-14r, two paragraphs appear as an integral
part of the text at
the same point.
These paragraphs also figure in the Examen de deux
principes,
CTWR,V, p. 284: Qu'une corde vibrante,
se divisant en ses

478

�727Je n'accuse point 72Ben cela728 M. Rameau de mauvaise foi,
lau contrairel
je conjecture 729 , 730 comment il a pu se tromper.
P.nt731 dans une experience fine et delicate
732[un h:271 a
sistemes 733 J732 voit souvent ce qu'[il] 734 a envie de voir.
de
plus 735 la grande corde se divisant
en parties
egales [entr'elles
et] a la petite,
on a vu fremir fa la fois) toutes (ces] 736 parties
et
l'on a pris 737ce[s] vibrations738
partielles
pour les vibrations
(totalesJ 73 9, 737 de la corde entiere.
On n'a point entendu de son,
cela est encore fort naturel.
740[au lieu]740 du741 son de la corde
aliquotes,
l€s fassevibrer
&amp; resonner chacune en particulier,
de sorte
que les vibrations
plus fortes de la corde en produisent
de plus foibles
dans ses parties,
ce phenomene se congoit &amp; n'a rien de contradictoire.
Mais qu'une aliquote puisse emouvoir son tout, en lui donnant des
vibrations
plus lentes,
&amp; consequemment plus fortes;
(*) qu'une force
quelconque en produise une autre triple
&amp; une autre quintuple d'ellememe, c'est ce que l'observation
dement, &amp; que la raison ne peut admettre.
Si l'experience
de M. Rameau est vraie il faut necessairement
que celle
de M. SauveurU soit fausse.
Car, si une corde resonnante fait vibrer
son triple
&amp; son quintuple,
il s 1 ensuit que les noeuds de M. Sauveur ne
pouvoient exister,
que sur la resonnance d'une partie,
la corde entiere
ne pouvoit fremir, que les papiers blancs &amp; rouges devoient egalement
tomber, &amp; qu'il faut rejetter
sur ce fait,
le temoignage de toute
l'Academie.
Que M. Rameau prenne la peine de nous expliquer ce que c'est
qu'une corde sonore qui vibre &amp; ne resonne pas.
Voici certainement
une
nouvelle physique.
Ce ne sont done plus les vibrations
du corps sonore
qui produisent
le son, &amp; nous n'avons qu'a chercher une autre cause.

(*).

Ce qui rend les vibrations
plus lentes,
c'est,
ou plus de matiere
dans la corde, ou son plus grand ecart de la ligne de repos.

727.
728.

Examen de deux principes,
Ibid.:
ici.

729.

&lt;crois&gt;

730.

Examen de deux principes,

731.
732.

Abbreviation
&lt;on&gt;

733.
734.

Examen de deux_principes,
qu'&lt;on&gt;

735.

plus &lt;on a vu fremir&gt;

736.
737.

&lt;ses&gt;

a mouvoir

for

The deleted

Au reste.

CTWR,V, p. 284:

conjecture

meme.

'Premierement'.
CTWR,V, p. 284:

word is reinstated

738.

Examen de deux principes,
&lt;fremisseme&gt; &lt;commun(?)&gt;

739.

&lt;totales&gt;

740.

&lt;On attendoit&gt;
&lt;le&gt;

741.

CTWR,V, p. 284:

in the Examen de deux principes.

CTWR,V, p. 284:

479

systeme.

cela pour le fremissement.

�entiere 742[qu'on attendoit)
on [n'Ja743,742 eu que l'unisson
de la
petite744
745[et} on [ne l'a]7LJ5 pas distingue.
Le fait important
dont il falloit
s'assurer
et dont depondoit tout le reste, c'etoit 74 6
qu'il n'existoit
point de noeuds immobiles 74 7.
Quand cette experience seroit vraye les origines qu'en deduit
M. Rameau n'en748 seroient pas 74 9mieux fondes7 49 .
Car l'harmonie
ne consiste pas dans des750 raports de vibrations
mais dans le
concours des sons qui en resultent.
Et si ces sons751 sont nuls,
753 [du monde] 753 leur
752 [comment toutes les] 75 2 proportions
754
754
donneroient
[elles une]
existence qu'ils n'ont pas 755 .
lM. Tartini a trouve une origine
bien n'etre pas plus solide que celle
paroisse au moins apperceue avec plus
~ais ce qu'il a plus reellcment trouve
de la dissonance aussi 758 naturelle
et
que la consonance la plus parfaite 1

du mode mineur,&amp;g qui pourroit
de M. Rameau quoiqu'elle
[de lumiere et} de sagacite:
c'est la 756 [productionJ 757
aussi precisement determinee

l[J'aurois
beaucoup a dire encore, rnaisJl 759[11 est terns
75 9.
de rn')arrete[r]
Voila jusqu'ou ll'exarnenl 760 des erreurs
761 [de) M. Rameau 1ou des miennes 1 , 76 peut 76~[importer a la science
harmonique]762.
Le reste n'interesse
ni 7631e[s lecteursJ 763 ni moi
742.

&lt;et&gt; &lt;[rnais}&gt; &lt;l'&gt;on a

743.

a&lt;(voit)&gt;

744.

Examen de deux principes,

745,

&lt;qu'&gt;on &lt;n'en a&gt;

746.

Examen de deux principes,

CTWR,V, p. 284:

plus petite

CTWR,V, p. 285:

etoit.

partie.

747.
Ibid.:
&amp; que, tandis qu'on n'entendoit
que le son d'une partie,
on voyoit frernir la corde dans la totalite;
ce qui est faux.
748.

Ibid.:

ne.

749.

Ibid.:

plus reelles.

750.

Ibid.:

les.

751,

&lt;no&gt;

752.

&lt;des&gt;

753.

&lt;ne&gt;

754.

&lt;pas&gt;

755.

End of p. 21v.

756.

&lt;l'origine

757.

&lt;generation&gt;

758.
759.
760.

&lt;non moi&gt; aussi
&lt;Je m1 &gt;arrete &lt;ici&gt;
&lt;la discussion&gt;
&lt;[la rech)&gt;

761.

&lt;que&gt; M. Rameau &lt;me reproche

762.

&lt;etre utile

763.

le &lt;public&gt;

de la&gt;

au progres

et de celles

de l'art&gt;

480

qu'il

commet&gt;

�meme.
764,765[Arme par le droit d'une juste deffense]765
J'avois
a
combattre deux ~rincipcs
de 766[cet auteur] 766 dont l'un 767 [a]
produit
[toute] 68 la [mauvaise) musique dont 769 son ecole inonde le
public depuis nombre d'annees;
l'autre
le mauvais accompagne[ment]
qu'on apprend par sa methode.
J'avois a montrer que son sisteme
harmonique, est insuffisant770,
mal prouve et fonde sur [une]771
fausse experience.
~•ai cru ces recherches
interessantes;
j'ai 77 2
7 3M. Rameau a 773 dit ou dira les siennes,
dit mes raisons
le public
nous jugera.
?7 4 si je finis 77 S sitot cet ecrit ce n'est pas que la
matiere me manque lpour le prolongerl.
Mais j'en ai 776asses dit776
pour 777[l'utilite
de777 l'art
et pour] l'honneur
de 778[la veriteJ778,
je ne [croisJ779,780
avoir 781besoin de781 deffendre le mien contre
les outrages de M. Rameau764 ,7 82
Tant qu[ 1 il] 783 m'atta~ue,
en
Artiste;
je me fais un devoir de lui repondre et discute 84
785volontiers
avec lui785 les points contestes
lentre nousl.
764.
Added on another part of p. 22r.
The passage
intercalation
appears above it on the same page.
765.
&lt;Jene finirois
de detail&gt; &lt;Je me&gt;

point

si je voulois

766.

&lt;M. Rameau&gt;

767.

l'un

768.

&lt;toute&gt;

769.
770.

&lt;son&gt;

771.

&lt;de&gt;

772.

&lt;mais j'ai&gt;

773.

&lt;il a&gt;

774.
choses

a dire

775.

finis

776.

Examen de deux principes,

777.

&lt;[le bien]&gt;

[l'utilite
&lt;[l'art]&gt;

&lt;est la sources

entrer

following

the

dans les erreurs

de&gt;

&lt;[sa]&gt;

&lt;defectueux&gt;

&lt;Tout&gt; &lt;Pour moi, je&gt; &lt;Il me resteroit
mais je finis&gt; [ce n'est]

sans doute beaucoup de

&lt;cet ecrit&gt;

778.

&lt;la verite&gt;

779.

&lt;pense&gt;

780.
781.

Examen de deux principes,
Ibid.:
a

782.

End of p. 22r.

783.

qu&lt;e M. Rameau&gt;

784.

discute

CTWR,V, p. 285:
&lt;publique

dit

assez.

et&gt; de)

CTWR,V, p. 285:

crois

CTWR,V, p. 285:

avec lui

pas.

&lt;avec&gt;

785.
Examen de deux principes,
volontiers.

481

�786sitot787 que l'homme se montre [et m'attaque personnellement),
n'ai plus rien a lui dire et ne 78S[connois789 en lui]788 que le
musicien790,

786.

&lt;Mais&gt;

787.

Sitot

788.

&lt;connois&gt; &lt;[vois)&gt;

789.

Exarnen de deux principes,

&lt;qu'il

m'attaque

790.
End of the main part
principes.

personnellement

je

et&gt;

&lt;en lui&gt;
CTWR,V, p. 285:

vois.

of the Ms R 60 and of the Examen de deux

482

�FRAGMENTS

A.

P. lv.

Je rne fais joie de demontrer791 qu'il n'y a pas deux de
qui soient rigoureusement 793 le merne incervalle;
ils le
par le temperament fonde sur notre systeme harmonique.
identifies
par l'harmonie,
mais la Melodie en appelle et
juge en sa faveur.

B.

ces ut fa792
sont devenus
Ils sont
l'oreille

P. 3v.

Ou la mesure commune sera si vague qu'en l'accelerant
ou la
retardant
au gre du chanteur la ee264 quantite qui sera breve en un
lieu se trouvera longue en un 794 autre de sorte que le mouvement ne
sera point un, n'aura point de caractere
determine et ne portera
jamais a l'oreille
un temoignage assure de lui-meme.

C.

Pp. 6v-9v, verso sides

only.

Nul son appreciable
n'est unique, mais quoiqu'au 79S premier jugement
796[du sens]796 on croye n'en entendre qu'un seul, une797 oreille
exercee 798 et attentive
aidee de quelques precaution
distingue
outre
le son principal
qui domine, plusieurs
autres sons plus aigus qui
l'accompagnent
toujours.
Ces sons concomitans sont dans une corde
sonore ceux que rendroient
les diverses aliquotes
de cette corde, avec
cette difference
que 799[les sonsJ799 des premieres [et plus grandes]
791.

&lt;pre&gt;

792.

fa&lt;s&gt;

793.

&lt;ex&gt;

794.

un&lt;e&gt;

795.

&lt;outre

796.

&lt;de l'oreille

797.

&lt;auss&gt;

798.

&lt;plus&gt; exercee

799.

&lt;ceux&gt;

le &lt;[ce]&gt; son principal
ce son&gt;

483

il&gt;

�aliquotes
sont plus sensibles,
et qu'en devenant plus aigus ils
deviennent aussi plus difficile5
a [disti,1gutr) AOO. C' est au801
physiciens
!d]80 2 expliquer s'ils
peu[t]80S ce phenomene, c'est au
Musicien 80 d'fy chercherJ 804 le principe de l'harmonie et [ae
s' [ef)forcerJ 805 d'en deduire S06[comme d'une cause naturelle
toutes
les regles de son artJ806,
Toutes les ali~uotes
possibles
se trouvent dans la80 7 serie
809Ainsi, l'unite
naturelle
des nombre 08 mise en fractions.
representant
la corde entiere,
tousles
sons qui accompagnent810
naturellement
le sien et qu'on appelle ses harmoniques sont8ll
exprimes par cette progression.
1

1

2

1

1

4.

3

5

1

6

l

7

Ces raports8l2
representent
les longueurs des cordes que rendent
813 [plus 814 ces cordes sont longues
les hamoniques
[du son principal:)
plus1813 leurs vibrations
sont lentes de sorte que 815[le nombre
desJ~l5 vibrations
etant toujours en raison inverse de la longueur des
cordes 816 il ne faut que renverser la [progression) 817 precedente pour
avoir818 au lieu des longueurs des cordes les nombres des vibrations.
800.

&lt;appercevoir&gt;

801.

au&lt;x&gt;

802.

&lt;a&gt;

803.

peu&lt;vent&gt;

804.
805.

d'&lt;en tirer&gt;
s'&lt;ap(?)&gt;

&lt;former&gt; &lt;[trouverJ&gt;

806.
&lt;(autant qu'il peutJ&gt;
soit fonde dans la nature&gt;
807.
&lt;sa&gt;
808.

&lt;so&gt;

809.

&lt;Ainsi&gt;

810.

&lt;l'&gt;accompagnement

811.

&lt;dont&gt;

812.

&lt;nombres&gt;

813.
814.

&lt;Il y a d'autres
&lt;et&gt; plus

815.

&lt;les&gt;

816.

cordes

817.

&lt;serie&gt;

818.

avoir

&lt;les regles

raports

qui representent

&lt;on n'a&gt;
&lt;celle

de son art

des&gt;

484

afin

que cet art

les vibrations&gt;

�819 [or pour faire ce renversementJ 819 il suffit d'oter les numerateurs [des fractions]
et de mettre en nombre entiers les
denomiteurs 820 joignant done ces deux series de la maniere suivante.
on aura 82l[tout a la fois pour chaque harmonique]821 les raports des
longueurs et ceux des vibrations.
822pour la comodite 823[j'aiouterai
autant de] Lettre(s
dont 824J &lt;chacune&gt; 823 designera dans la suite son
harmonique correspondan
longueurs 825 des aliquotes

l·-

nombre des vibrations

&lt;l
1·2

Gammepar Lettres

1

1

3

2

1

l

1

l

&amp;

4

5

6

7

3

4

5

6

7•

G

C

e

g

b&gt;•826

2&gt;

&lt;C

827 r1 est necessaire
de 828 [bien distinguer]
a ces 828 deux series
pour eclaircir
le langage equivoque des Musiciens car [si] l'un vous
dit 83 0 que 831 la quinte ut sol est en raison de 832[3) a [2•]832 il
entend la longueur des cordes et si l'autre
vous dit que la meme quinte
est en raison de 2· a 3 il ~arle 833 des vibrations.
834sitot qu'on
835
35
836
sait que
[le nombre des)
vibrations
augment[e]
, et [que) les
819.

&lt;Ce renversement

est&gt;

820.
821.

Presumably 'denominateurs'.
&lt;tout a la fois&gt;

822.

&lt;a quoi j'ajouterai&gt;

823.
824.

&lt;une&gt; Lettre
&lt;qui&gt;

825.

&lt;raports

826.

Endo~

82 7.

&lt;comme J&gt; &lt;E&gt;

828.

&lt;faire

829.
830.

Presumably
dit&lt;es&gt;

831.

que &lt;[de)&gt;

832.

&lt;trois&gt;

833.

&lt;en&gt; parle

834.

&lt;Qua&gt; &lt;Si(?)&gt;

835.

&lt;les&gt;

836.

&lt;fo&gt; &lt;vont.en

&lt;qui a chaque harmonique&gt;

d&gt;es longueurs
p. 6v.
829qua me (?)829 attention

awe&gt;

'quand rneme'.

a &lt;deux&gt;

multipliant&gt;

augment&lt;ant&gt;

4-85

�longueurs des cordes diminu[e) 837 [en grandeur)
l'equivoque n'est plus a craindre.

d[uJ 838 grave

a l'aigu

8390n a~pelle intervalle
la 840[quantite
dontJ 840 deux sons
84
(different]
entre eux du grave a l'aigu ainsi 842 la corde entiere
et toutes ses aliquotes
donnant autant de sons differens,
les rapports
de chaque aliquote avec la corde entiere,
et de deux aliquotes
entre
843Le premier et plus simple 844de
elles ferment autant d'intervalles
[cesJ8 44 rapports apres celui d'egalite
est le raport double OU d'un a
deux et [dans] l'intervalle
qu'il donne 845 [les extremes sent tellement
confondus] 845 que l'oreille
les prend aisement l'un pour l'autre,
et
cela est si vrai que8 46 847 [dans le melange desJ 847 voix d'hommes et
[de] 848 femmes849 ce rapport double [appelle [octave] diaoason) est pris
absolument pour [l'unisson
qui est) le raport d'egalite 85 0 et les
femment 851 chantent a l'octave
des hommes croyant chanter a
l'unisson. 852
853 [ 854 [jointe a] la] 853 propriete
Cette similitude,
d'etre 855
(et le plus simfle de tousles
raports et) le premier intervalle
engendre fait85
prendre indifferemment l'un pour l'autre
les deux
sons qui ferment l'octave.857,843
837.

&lt;en&gt; diminu&lt;ant&gt;

838.
d&lt;e&gt; &lt;l'aigu au&gt;
839.
&lt;Le plus simple de tousles
rapports apres celui d'egalite
est &lt;fla
rapport rai)&gt;
[le rapport) double ou d'un a deux&gt; This deleted passage,
which forms the beginning of a paragraph, is reinstated
in the text after
the next sentence.
840.

&lt;difference

que&gt; &lt;de que&gt;

841.

&lt;forment&gt;

842.

ainsi

843.

This passage

844.
845,

de&lt;s&gt;
&lt;l'oreille

846.

qu&lt;a(?)&gt;&lt;['en)&gt;

847.

&lt;les&gt;

848.

&lt;celles

849.

femmes &lt;se vi(?)&gt;

850.

d'egalite

851.

Presumably

852.
853.

&lt;Des(?)&gt;
&lt;cette simplicite

854.

&lt;de son&gt;

855.
856.

d'etre &lt;la&gt;
fait &lt;prendre

&lt;il&gt; &lt;toutes

les a&gt;

is encircled

in the text.

confond tellement

les deux extremes&gt;

les

des&gt;
&lt;appelle&gt;
'femmes'.

857.
&lt;Cette erreur
une erreur ou nous&gt;

de raport

indifferemment
de l'oreille

et la&gt;

l'un

pour l'autre&gt;

servant

de principe

486

a tout

systeme C'est

�858ce sont des proprietes
de la quantite abstraitte
et non de
la quantite
physique858,859
combines 86 0 la serie des nombres qui representent
861 ou la retardation
l'acceleration
des corps [tombansJ 862 du haut
863
en bas ou [jettesJ
du bas en haut vous trouverez des progressions
arithmetiques
geometriques,
harmoniques, des progressions864
de
puissances
qui sont autant de proprietes
des nombres qui e~riment8 65
86 [ces
ces effets de la ~glure:
Mais qui s'av~~?ra d'attribuer
proprietes
rnemes]
a la pesantel}r'.
[elles appartiennent
a!867
808
la quantite
abstraite
et non [aJ
la quantite physique, elles 8 9
n'ont rien de cornmun avec la rnatiere et sont inseparable
des nombres. 870
871
87
[essentielles
seulement a la quantite discutee]
l elles se
trouvent par acciden[tJ 872 dans les effets de la pesanteur elles se
874 [mais elles
trouvent par accident dans l[esJ 873 causg~ de l'hamonie
5
4
sont d'une nature entierernent
differente
et de]
1, force qui fait
tomber les corps 876 [et deJ 876 celle qui fait [sonnerJ 8 7 les cordes.
858.
This passage, which is encircled
following page (see the passage covered
859.
End of p. 7v.
860.

combines &lt;differenunent&gt;

861.
862.

l'acceleration
&lt;jettes&gt;

863.
864.

&lt;pousses&gt;
&lt;gr&gt;

865.

expriment

866.

&lt;ces propri&gt;

867.
868.

&lt;Ce sont des proprietes
&lt;de&gt;

869.

elles

870.

nombres.

in the text, is reinstated
on the
by notes 867 and 868 below).

&lt;des corps tombans&gt;

&lt;les propri&gt;
de&gt;

&lt;sont inseparable&gt;
&lt;[elles]&gt;

871.
&lt;ou si vous n 1attribuez
&lt;[proprietes]&gt;
de la quantite&gt;
872.

acciden&lt;s&gt;

873.

l&lt;a&gt;

874.

&lt;et n'ont

875.

differente

876.

&lt;ni avec&gt;

877.

&lt;vibrer&gt;

pas

a la

rien de conunun ni avec&gt;
&lt;de&gt;

487

pe&lt;sante(?)&gt;santeur

les mesures

�appliques done le calcul a la recherche des Loix de nature mais n'alles
point chercher ces loix dans des analogies 878 purement [ideales)8 79 qui
n'ont et ne peuvent avoir gu'une 880 verite88l
abstraitte
et
metaphysique. 882
Il est clair gue si nous voulons suivre les directions
de la
nature 883 [la serie des] 883 Intervales
precedens [ou 884 ceux gu'on en
peut composer] seront les [seuls] elemens de tout le systeme
harmonique8 85 et meme de la melodie et du chant car s'il peut y avoir
guelque analogie naturelle
entre un son quelconque et ceux qui lui
succedent elle doit etre tiree de l'analyse
de ce premier son de sorte
que lessons
dent il est 886 accompagne le lient a ceux dent il est
suivi.
Etudions done les rappo~ts precedens et tachons d'en tirer un 887
888 [systeme harmonieux8 89JEE8 qui oe soit pas seulement un ouvrage de
l'habitude 89 0 expligue 891 (par le prejuge] mais une regle imnuable et
physique qui ait sa base dans la nature.
Tousles
sons concomitans 892 qui [accompagnentJ 893 le son
principal,
consonent [tellement]
avec lui [meme] et entre eux qu 1 ils 894
878.

&lt;ala&gt;

879.
&lt;abstraittes
et numeriques &lt;[numerotees&lt;[iques]&gt;
telles
que des
p~oportions harmoniques &lt;[des proportions
combinees]&gt; ou arithmetique,
directe&lt;ment&gt;[s)
ou renversees&gt;
880.

qu'une

&lt;re&gt;

881.

verite

&lt;abstraitte

882.

A horizontal

883.

&lt;les&gt;

884.

OU

et metaphysique

line divides

et&gt;

the page at this

point.

&lt;[d(?))&gt;

885.
harmonique &lt;et qu'aussitot
que nous tenterons d'en ajouter &lt;e&gt; [o)u
substituer
d'autres
chacun pourra chercher a son gre des analogies
&lt;arbitraire&gt;
&lt;[abstraites]&gt;
[metaphysiques] &lt;que&gt; celui qui aura le plus
d'imagination
en pourra trouver davantage et batira dans sa tete un art
qui n'aura d'autre
fondement que des raports &lt;ar&gt; purement arbitraires
&lt;qu'un autre&gt; [raports qu']avec plus d'esprit
[encore un autre) pourra
changer a sa fantaisie.&gt;
886.

End of p. 8v.

887.

un&lt;e&gt;

888.

&lt;[les

gamme[s) ha:nnonieuse&lt;ques&gt; et vocale&gt;

889.
[harmonieux &lt;de la&gt;] &lt;nature afin d'y conformer le notre
nos chants et nos accords ne soient pas&gt;
890.

l'habitude

&lt;que la raison

891.

&lt;d'&gt;explique&lt;r&gt;

892.

&lt;q&gt;

893.

&lt;renforcent

tache &lt;[veut)&gt;

et que

ensuite&gt;

et embelissent&gt;

894.
qu'ils
&lt;sont inseparables.
Ence sens,
rendus par les aliquotes
d'une corde sonore&gt;

488

tou&lt;tes&gt;[s]

lessons

�ne forment [tous ensemble] qu'une sensation unique et sont
inseparable3;
en ce sens les intervalles
[produits) 895 par les
aliquotes
a l[']infini
sont autant de consonances.
Mais [coe 276 je
1
l ai deja di t J de ces consonances les unes sont sensibles
1e·s autres
896 [et quoiqu'avecJ 896 un peu d'attention
ne le sont pas.
les
premieres s'appercoivent
aisement mais plus elles s'eloignent
moins
898 , 899
897 [il faut employer] 897 [l]'artifice
l'oreille
peut les saisir
il faut monter des cordes a l'unisson
de ces900 moindres aliquotes
pour s'assurer
de leur ressonance 901 et prolongeant toujours les
902 nous refuse enfin tout a fait son temoignage
divisions
l'oreille
tandis que les vibrations
nous laissent 903 celui du &lt;tact&gt; et des
yeux, et 904 quand 905 [1es vibrations] 90 5 echapent a notre vue le tnct
nous assure encore de leur existence.
De sorte que nous ftrouvonsJ 906
nos sens successivement en defaut [et]90? la loi [Physique~08
toujoursJ
constante.
909~n~ remarque importante qui [peut]910 servir 91l[a
expliquer 1 ~unite913 [possible91 4 ) de fchaque]915 accords] 91 1 c'est
que si les harmoniques deviennent plus 9 6 [distincts
du generateur] 916
895.

&lt;formes&gt;

896.

&lt;Avec&gt;

897.

&lt;et avec un peu&gt;

898.

&lt;d&gt;'artifice

899.

[l)'artifice

900.

ces &lt;a&gt;

&lt;les yeux s'assurent

901.
ressonance
cordes meme&gt;

&lt;et l'on

902.

l'oreille

&lt;tou&gt;

903.

laissent

&lt;encore&gt;

904.

et &lt;celui

905.

&lt;elles&gt;

906.

&lt;surprenons

907.

&lt;tandis

908.

&lt;de na&gt; &lt;demeure&gt;

909.

&lt;Une rema&gt;

910.

&lt;devroit&gt;

911.

&lt;de fondement

du tact
ainsi

voit

reste

de leur existence&gt;

encore &lt;[encore]&gt;

vibrer

le dernier&gt;

tous&gt;

que&gt;

&lt;(pourroit]&gt;

a toute

la doctrine

1

912.

&lt;l &gt;expliquer

913.

l'unite

914.

possible

915.

&lt;tousles&gt;

916.

&lt;foibles&gt;

&lt;harmonique&gt;
&lt;ou possible(?)&gt;

489

harmonique&gt;

&lt;[celles]&gt;

ces

�a mesure

oue leurs raports se composent ils deviennent aussi plus
918au contraire
[foihles]g 17 .
[si) les premieres aliquotes
donnent
des harmoniques ~lus919 forts920 elles les donnent aussi plus confus
de sorte &lt;fque)&gt; 21 plus le son concomitant 922 [est sensible1 922 et
moins on le distingue
du 923 son principal 924 [ou~ [mieux on le
distingue
et Elus il est foible.]
C'est cette 9 5 926[proportion
92
927
reciproqueJ
entre
l[aJ
force des sons 928 donnes par les raports
simples et la sensibilite
des sons donnes par les raports composes qui
compense tellement
l'effet
total que tousles
harmoniques se
confondent egalement a l'oreille
dans le son generateu~ et qu'on croit
29
n'entendre
qu'un son quand il s'en forme une infinite.

D.

P. 22v.

a Dieu ne plaise que je refuse a M. Rameau les hommages dus a
ses talens je sais qu'il a employe beaucoup de genie a creer un fort
mauvais genre.

E.

Proprement il n'y auroit
donneroient 930 des dissonances
917.

&lt;distincts

918.

&lt;en&gt;

919.

&lt;beaucoup&gt; plus

920.

forts

P. 22v.

que les incommensurables qui
[p]ar 931 ce que n'ayant aucune mesure

du generateur.&gt;

&lt;en reco&gt; &lt;compensation&gt;

921.
&lt;qu'on a peine
part(?))&gt;

a distinguer&gt;

922.

&lt;a&gt; [a) &lt;de force&gt;

923.

&lt;ai(?)&gt;

924.

principal

&lt;avec lequel&gt;

925.

&lt;a l'aide

de&gt; &lt;[par]&gt;

926.

&lt;raison

927.

l&lt;es&gt;

928.

&lt;harmoniques&gt;

929.
930.

End of p. 9v.
&lt;n'au&gt;

931.

&lt;c&gt;ar

cette

inverse&gt;

490

&lt;[que l'harmonique

plus quoique

�commune ils ne peuvent se rapporter
a un seul toin 932 ni ~ar
consequent avoir aucun son fondamental [commun], mais il 9 3 faut 934
remarquer que plus les intervalles
se composent et plus leur son
fondamenal
s'eloigne
a cause qu'a chaque nombre double935 comme
2· 4· 8· 16 &amp; on gagne une octave de sorte que quand les nombres qui
expriment les raports sont tres grands l'unite
en est tres eloignee.
C'est ainsi que quoique ies deux sons qui ferment le triton a[y)ent 936
une mesure commune et par consequent un 937 son fondamental,
le triton
doit pourtant passer pour dissonant parce que le son fondamental qui
[l']engendre
ne le donne qu'a la 5e octave et par consequent hors du
systeme harmonique.938

F.

P. 23v.

grace aux [leconsJ 939 que j'ai prises dans les ecrits
de M. Rameau
940 [d'ajouter
Il ne m'est pas impossible
quelques sons a] 940 la musique
fran9oise941
942
[mais je ne suis plus rien] par tout ou la Musique Italienne
43
porte9
ses accens et ses charmes, 944Alors j'ecoute
et me tais et [si]
45
946 [etouffe celle de l'amour propre] 946 il
~ [la voix du] 945 plaisir
n'en est pas moins V!'ai qu'en plai[d)ant 947 la cause de 94 8 cet art divin
je sacrifie
[mon] interest 949 a la verite 9SO[n'exigeon9Sl
point de]950
M. Rameau qu'il en [fasseJ 95 2 autant.953
932.
Presumably 'ton'.
933.
&lt;les&gt;
934.
&lt;re&gt;
935.
double &lt;on gagne une o&gt;
936.
a&lt;i&gt;ent
937.
un&lt;e&gt;
938.
End of p. 22v.
939.
&lt;lecons&gt;
940.
&lt;Parmi&gt;
941.
fran9oise
&lt;la mienne peut se faire entendre&gt;
942.
&lt;Je &lt;s&gt;[f]erois
peut etre&gt; &lt;dans&gt;
943.
porte&lt;ra&gt;
944.
&lt;s&gt; &lt;[L]a mienne ne sera rien&gt;
945.
&lt;le&gt;
946.
&lt;dedommage simplement la vanite&gt;
947.
plai&lt;g&gt;
948.
de &lt;l'art&gt;
949.
&lt;1 1 &gt;interest
950.
&lt;on sera peu surpris
que&gt; &lt;[sans &lt;blamer&gt; etre offense ni surpris
que]&gt; &lt;M. Rameau fasse tout le contraire.
On auroit tort &lt;[ne doit
point(?)]&gt;
exiger de&gt;
951.
Presumably 1n 1 exigeant 1 •
952.
&lt;fit&gt;
953.
End of p. 23v.

491

�Pp. 26v-25v. 954

G.

Mais a qui tient-il
que H. Rameau ne termine une fois cette dispute
aux yeux de tout paris, qu'il monte dans une trib~ne,
qu'il pose
ses [savantes] mains sur un Clavier, qu'il epuise 955 [dans un plein
jeu) tousles
secrets de son art qu'il fasse triompher la plus
95 7 [ 958mais qu'il en retranche la mesure] 957
[divine) 956 harmonie.
et voyons quels transports
il va exciter parmi ses spectateurs
de
quelle ardeur [martiale)
il vales
animer, quel[sJ 959 attendrissement
vont causer ces admirables transitions
enharmoniques et ces modulations
savantesauxquels
il attri.bue 960 tant de pouvGir?
Jene doute point
qu'il ne se fasse admirer par les gens de l'art
et 961 mes
applatdissemens 962 , si vils a ses yeux pour etre comEtes 963 [ne lui) 963
seront pas 964 donnes de moins bon coeur.
Mais 965 9 6 [ce que je lui
966
demande ce ne sont]
pas des prodiges d'harmonie, je les attends de
lui, je lui demande d'emouvoir son auditoire,
et lui permets de le
968L'orgue est [certainement)
choisir96 7
un Instrument
[ad.mirable] 969 , il le fera accorder a sa fantaisie,
il sera le maitre
d[')en 970 assortir
les jeux, 971 [ses musiciens seront ses doits 972 et]
il n'aura 973 point a se plaindre de l'execution 974 .
[que lui
manquera-t-il
done pour la rendre parfaite)
Peut etre le defaut de
954.

See Jansen,

955.

&lt;epu&gt; &lt;fasse

pp. 468-469.

956.

&lt;savante&gt;

957.

&lt;M&gt;

958.

&lt;mais qu'il

959.

quel&lt;les&gt;

960.

&lt;lui plait&gt;

961.

et &lt;si&gt;

962.

applatdissemens

963.

&lt;n'en&gt;

964.

pas &lt;moins un juste

965.

Mais &lt;quoi&gt;

966.

&lt;Cette admiration&gt;

967.

choisir

tri&gt;

en re&gt;

&lt;n'etoient&gt;
tri.but

[trop)

&lt;pas&gt;

que ceux qui lui

&lt;je ne lui

seront&gt;

demande&gt;

&lt;pourvu&gt;

968.
&lt;Que faut-il
de plus pour demontrer&gt;
aura fait&gt; &lt;Il aura&gt;
969.

&lt;sonore et majestueux&gt;

970.

de

971.
972.

End of p. 26v.
Presumably 'doigts'.

973.

il &lt;ne se&gt;

974.

l'execution

&lt;Que[lle

&lt;[bri]&gt;

&lt;des Musiciens

attendu

492

qu'il&gt;

condition

lui]&gt;

&lt;Il

�mesure le genera-t-il?
hebien je la lui accorde encore mais point de
melodie et toujours le plein jeu [c'est a dire au moins les 4•
parties.]
Voila je crois toutes les conditions que M. Rameau peut
demander pour prou~er [autentiquement)
la puissance de l'harmonie,
977 J je
et 975 malgre toutes les raisons 976 [qui me favoris[senti
97 8[ne balancerai
point apresJ 978 cette experience
[de) 79
reconnoitre 98 0 mon t[o)rt 981 publiquement.982

975.

et &lt;je n'attens&gt;

976.

raisons

977.

&lt;font&gt; favoris&lt;er&gt;

978.
979.

&lt;n'attends
&lt;pour la&gt;

980.

reconnoitre

981.

t&lt;r&gt;ort

982.

End of p. 25v,

&lt;continues&gt;
&lt;que je crois

que&gt;
&lt;que de&gt;

493

avoir&gt;

�EXPLANATORY
NOTES
a. Rousseau already had had occasion to thank Rameau in 1742 (see
the passage from the Confessions,
O.C.I, pp. 285-286 cited in eh. IV,
note 4) for drawing his attention
to some technically
awkward features
of his Projet concernant de nouveaux signes pour la musique.
b. The same point was to be made in 1756 by Diderot and d'Alemhert
(see CTWR,V, pp. 289-290) in their foreword to volwne VI of the
Encyclopedie.
In a number of his articles
on music for that work
(see, for instance,
the passages from 'Accompagnement' and 'Dissonance'
cited in eh. IV, p. 246) which Rameau had already seen by the time
he drafted his Erreurs sur la musigue, Rousseau in fact acknowledged
his great debt to Rameau1 s theory.

c.

See eh. IV, p. 244 and note 23.

d. In his Confessions (see O.C.I, p. 348) Rousseau claims that he
had been allowed only three months to complete his articles
and had
managed to do so in that period.
As he makes clear, both in this
passage and in a letter
to Madame de Warens of 27 January 1749 (see
the Correspondance complete, II, pp. ll2-113),
he worked full time
and under great strain in order to fulfil
this commitment.
e. In 1752, in his Lettre a M. Grimm sur 'Omphale' (see La Querelle
des Bouffons, I, pp. 112-114, and eh. IV, note 26), Rousseau had already
made much the same charge about the excess of harmonic accompaniment
in Rameau's music.
f. This putative quotation does not figure in Rameau's Erreurs sur
la musique, but it closely approximates the sense of the following
passage (CTWR, V, pp. 227-228) which appears in that work: "Tel qui
cherche 1 1 harmonie dont il peut accompagner un chant qu'il a imagine,
cherche justernent le principe qui le lui a suggere, principe dont le
germe est en lui, &amp; dont toutes les dependances s'y developpent a
mesure que 1 1experience le favorise."
_g_, So far

as I know Rousseau had never previously referred to such
an experiment, nor did be mention it again in any of his later
writings.
From time to time, however, in order better to distinguish
between natural and artificial
forms of musical expression,
he
pointed to what he regarded as the unadulterated
taste of persons who
lacked any training
in music.
Thus, for instance,
in his Lettre sur
la musique frangoise
(see La Querelle des Bouffons, I, pp. 699-701),
he remarked upon the fact that an Armenian "qui n'avoit
jamais entendu
de Musique" had at once been enchanted by an Italian melody though he
had only been surprised by a French song which he heard at the same
time.

�h.
Cf. the following passages in the Discours sur l'inegalite:
"C'est cette ignorance de la nature de l'homme qui jette tant
d'incertitude
et d'obscurite
sur la veritable
definition
du droit
naturel .... Mais tant que nous ne connoitrons point l'homme naturel,
c'est en vain que nous voudrons determiner la Loi qu'il a re~ue ou
celle qui convient le mieux a sa constitution"
(O.C.III,
pp. 124-125);
"L'Homme Sauvage ... commencera ... par les fonctions
purement animales:
appercevoir et sentir sera son premier etat,
qui lui sera commun avec tousles
animaux.
Vouloir et ne pas
vouloir,
desirer et craindre,
seront les premieres, et presque les
seules operations de son ame, jusqu'a ce que de nouvelles circonstances y causent de nouveaux developpemens" (ibid.,
pp. 142-143);
"Le premier langage de l'homme ... est le cri de la Nature" (ibid.,
p. 148).
Rousseau's brief remark, in this paragraph of the
Ms R 60, about the influence of climate in the formation of languages
is developed at much greater length in chs. viii-xi
(pp. 87-137) of
the Essai sur l'origine
des langues.
Amongthe many sources from
which his ideas on this subject were drawn, see especially
Lamy,
La Rhetorique ou l'art de oarler,
I.xv, pp. 81-82; Dubos,
Reflexions critiques
sur la poesie et sur la peinture,
II.xv,
pp. 251-276; and Condillac, Essai sur l'origine
des connoissances
humaines, II.i.5,
§56, OPC, I, pp. 76-77.
i.
Cf. the Essai sur l'origine
des langues, eh. xii, pp. 139-141:
"Les premiers discours furent les pr~mi~res chansons .... Dire et
chanter .... eurent la meme source et ne furent d'abord que la meme
chose."
In his Essai sur l'origine
des connoissances hurnaines (see
II.i. 5, §43, OPC, p. 73) Condillac ha:d earlier commented upon the
natural connection between speech and song, though in his view our
earliest
vocal inflexions
must have given rise, not so much to melody,
as Rousseau supposed, hut rather to harmony.
For his part, Rameau
who had always maintained that music is natural to man, also aliowed,
in his Code de musique pratique of 1760 (CTWR,IV, p. 189), that "la
Musique, sirnplement consid~ree dans les differentes
inflexions
de la
voix ... a du etre notre premier langage".
In a section of that work
(eh. xiv) which includes a renewed attack upon the ideas of Rousseau,
Rameau still
insisted
(ibid.),
however, that "notre instinct ... s'etend
jusque sur l'harnonie,
comme je l'ai deja prouve".
j.
See Rameau's Generation harmonique, CTWR,III, p. 29, and
especially
his Demonstration du principe de 1 1 harmonie, ibid.,
pp. 172-174.
By the time he prepared his article
'Bruit'
for the
Dictionnaire
de musique Rousseau was still
more doubtful about his
agreement with Eameau on this point, remarking (p. 60) that we might
conjecture
that "le Bruit n'est point d'une autre nature que le Son;
qu'il n'est lui-meme que la sornme d'une multitude confuse de Sons
divers, qui se font entendre a la fois &amp; contrarient,
en quelque sorte,
mutuellement leurs ondulations".
k.
Cf. the following passage in the Essai sur 1 1 origine des langues,
eh. xii, p. 143: "Nous sommes toujours dans l'etonement
sur les
effets prodigieux de l'eloquence
de la poesie et de la musique parmi
les Grecs, ces effets ne s'arrangent
point dans nos tetes,
parce que
nous n'en eprouvons plus de pareils."
Rousseau's thesis that the
ancient Greek language was the most musical of all is expounded at
much greater length in his later writings,
particularly
in the

495

�Dictionna.ire de rnusi1ue ( see especially
the articles
'Mesure 1 ,
'Rfcitatif',
und 'Rhythme').
s~e also the ObRervations sur
l''Al~este'
de Gluck, Moultou-Du Peyrou, VIII, p. 559.
The musical
qualities
of ancient languages were extolled by many writers in the
Enlightenment,
and Rousseau's ideas were certainly
inspired by some
other works, in particular
by Dubos's Reflexions critiques
sur la
poesie et sur la peinture
(see III.vi,
pp. 102-111).
But in most
of these works Greek and Latin were treated together,
whereas
Rousseau's praise was generaJ.ly lavished upon Greek alone.
l.
Rousseau's claim here is in sharp contrast ~ith his remarks
about historical
truth in the Discours sur l'inegalite.
See
especially
the following passages:
"Commen9ons.. ,par ecarter tous
les faits,
car ils ne touchent point a la question,
Il ne faut pas
prendre les Recherches, dans_lesquelles
on peut entrer sur ce Sujet,
pour des verites
historiques,
mais seulement pour des raisonnemens
hypothetiques
et conditionnels"
(O.C.III,
pp. 132-133);
"J'avoue
que les evenemens que j 1 ai a decrire ayant pu arriver
de plusieurs
manieres, je ne puis me determiner sur le choix que par des
conjectures"
(ibid,,
p. 162).
m.
Cf. 'Accent',
Dictionnaire
de musioue, p. 2: "Il y a autant
d'Accens differens
qu'il y a de manieres de modifier ainsi la
voix ...• l'Accent grammatical ... l'Accent logique ... enfin l'Accent
pathetiquec,uoratoire,
qui, par diverses inflexions
de voix, par un
ton plus ou moins eleve, par un parler plus vif ou plus lent, exprime
les sentimens dont celui qui parle est agite,
&amp; les communique a ceux
qui 1 1ecoutent."
~In his article
'Accompagnement' for the Ericyclopedie (I, p. 77)
Rousseau had already described harmony as "du bruit .... qui puisse
distraire
l 'oreille
du sujet principal"
of a music.::.l work, and
Rameau later took objection
to this remark, claiming, in his Erreurs
sur la musique (CTWR, V, pp. 207-208), that "le mot de bruit trop
familier
~ l'Auteur,
en fait d'harmonie,
ne peut gueres etre prononce
que contre une mauvaise harmonie 11,
In nearly all of his writings on
music after the Encyclopedie,
however, Rousseau developed the thesis
that song, conceived in terms of a melodic line, must always occupy_ a
central place in music, whereas harmony was, at best, an embellishment
of song and, at worst, a distracting
noise,
See, for instance,
the
passages from the Lettre sur la musique fran9oise,
La Querelle des
Bouffons, I, p. 707; the Examen de deux principes,
CTWR, V, p. 277; and
the Observations
sur l''Alceste'
de Gluck, Moultou-Du Peyrou, VIII,
pp. 565-566;.
cited, respectively,
in eh. IV, pp. 251 and 292, and
note 142.

~•
Cf, the Essai sur l'origine
des langues, eh, xii, p. 141:
"Etoit-il
etonant que les premiers Grammairiens soumissent leur
lamusique et fussent a la fois professeurs
de l'un et de l'autre?"
As evidence for this claim in the Essai Rousseau notes a passage
Quintilian's
Institutio
oratoria
to which he was probably drawn
reading of Dubos (see the R~flexions critiques
sur la poesie et
peinture,
III.i,
p. 16) .

.P.·

art

a

from
by his
sur la

Cf. the Essai sur l' ori§ine des langues, eh. Xl.l.l.l.,
p. 155:
"Les
plus beaux chants~
n5tre gre toucheront toujours mediocrement une
oreille
qui n'y sera point accoutumee;
c'est une langue dont il faut
avoir le Dictionnaire,"
496

�.9..

This passage may have been intended by Rousseau to rebut Rameau's
contention,
in his Observations sur notrP instinct
pour la musique
(CTWR, III, p. 277), that "noo Modernes ont ... eu tort de conclure,
sur
la faussete
du systeme de Pytagore, que les Anciens ne pratiquoient
pas l'harmonie".
Rameau had maintained (see for instance,
ibid.,
pp. 286-287) that the ancient Greek tetrachord
was constructed
upon the
same principle
of the resonating
'corps sonore' that provided the
harmonic pattern of the octave scale.
Rousseau never shared this
view, and he later argued (see the article
'Tetracorde'
in his
Dictionnaire
de musique, p. 512) that the tetrachord
had not been based
upon a principle
of harmony at all but was instead a pattern of both
speech and song which the Greeks had adopted in order to express the
sonorous in£lexions of their language,
r.
Rousseau is probably referring
here to the Elementa harmonica of
Aristoxenus and the De musica of Aristides
Quintilian.
While there
is some manuscript evidence that Rousseau was familiar with these
works through the seventeenth-century
jnterpretation
of them provided
in Marcus Meibom's Antiquae musicae, this comment in the Ms R 60 was
probably inspired by Dubos's R~flexions critiques
sur la poesie et
sur la peinture,
III.ii,
p. 24.
s.
Cf. the article
'Melodie' which Rousseau later prepared for the
Dictionnaire
de musique, p. 274: "Un Chant n'est un Chant qu'autant
qu'il est mesure .... la Melodie n'est rien par elle-meme;
c'est la
Mesure qui la determine, &amp; il n'y a point de Chant sans le terns.
On
ne doit ... pas comparer la Melodie avec l'Harmonie, abstraction
faite
de la Mesure dans toutes les deux: car.elle
est essentielle
a l'une
&amp; non pas a l'autre."
t.
In his article
'Enharmonique' for the Encyclopedie (see V,
pp. 688-689) Rousseau had already described the enharmonic genre of
the ancient Greeks in some detail,
maintaining that there were in fact
two classical
forms (of which only, one pertained to a true quarter
tone division .of the tetrachord
scale),
and insisting
that the
enharmonic genre as applied to the modern tempered scale was quite
unlike both ancient forms insofar as it stipulated
a purely notational
but in no way audible distinction
between quarter tones.
In the
Dictionnaire
de musique Rousseau developed his ideas on this subject
at still
greater length, and especially
in connection with the views
of Rameau he charged (see pp. 196-197) that the place for enharmonic
transitions
in modern music was not at all in arias but rather in
recitative.
Rousseau clearly regarded this article
as one of the
most important in the Dictionnaire,
and in March 1768, in a letter
to
Joseph-Jerome Le Fran~aisde
Lalande, he exclaimed (Correspondance
generaJ:e, XVIII, p. 157) that the subject is there "mieux explique
que dans aucun autre livre".
See also Rousseau juge de Jean Jaques,
O.C.I, p. 680, and Burney, A General History of Music, I, pp. 43-52.
I Centre-point'
u.
Cf. Rot•sseau' s articles
and 'Discant ou Dechant'
in the Dictionnaire
de musique, pp. 122-123 and 153-154.

v.
Cf. the following passage in the Examen·de deux principes,
CTWR,V, p. 277: "L'harmonie est une cause purement physique;
l'impression
qu'elle produit reste dans le meme ordre;
des accords

497

�ne peuvent qu'imprimer
ils donncroient plutot

aux nerfs un ebranlement passager
des vapeurs que de.: pcssions."

&amp; sterile;

w.
The connection, in general, between music and painting as
artistic
forms of expression,
and the possibility,
in particular,
of
translating
notes of the scale into the medium of prismatic colours,
had captured the interest
of many thinkers in the eighteenth century
after the publication,
in the Mercure de France of November 1725
(see pp. 2552-2577), of Castel's
'Clavecin pour les yeux, avec l'art
de Peindre lessons'.
In his Erreurs sur la musique (see CTWR,V,
pp. 220-222) Rameau had commented upon the analogy in one of his many
demonstrations that harmony in music exercised a more profound effect
upon the soul than did melody, which, without a harmonic structure,
was in this context only like a confused succession of colours that
passed before the eyes of viewers too quickly to be understood.
Rousseau, for his part, was also familiar with Castel's ocular harpsichord (see, for instance,
the Essai sur l'origine
des langues,
eh. xvi, p. 169), and in a passage which figures in both the Ms R 60
and the Examen de deux orincioes
(see note 513 above and CTWR,V,
p. 277) he argued that the analogy between harmony in music and colour
in painting actually showed that neither could stir the soul in any
significant
way, whereas melody, on the one hand, and design, on the
other, gave artistic
expression its true force.
In the Essai sur
l'origine
des langues (see especially
chs. xiii and xvi) Rousseau
developed his ideas on this subject much further,
contending that
while painting was more like nature and ·music closer to art it was one
of the great advantages of the musician (p. 175) "de pouvoir peindre
les choses qu'on ne sauroit entendre, tandis qu'il est impossible au
Peintre de representer
celles qu'on ne sauroit voir".
This passage
was later incorporated
by Rousseau in his article
'Opera• for the
Dictionnaire
de musique (seep.
349).
Among earlier
eighteenthcentury commentaries on this subject with which Rousseau was certainly
familiar,
see especially
Dulles, Reflexions critiques
sur la poesie et
sur la oeintu.re, I.xlv, pp. 460-46~, and Serre, Essais sur les
principes de l'harmonie,
pp. 25-27.
x.
Rousseau refers to the 1 cri de la nature' which must have formed
men's original
language in many passages throughout his writings.
In
the Discours sur l'inegalite,
for instance,
see especially
the passage
from O.C.III, p. 148 cited in note h above.
In Emile, Livre I,
O.C.IV, pp. 285-286, moreover, he observes, "Toutesnos
langues sont
des ouvrages de l'art .... Commele premier etat de l'homme est la misere
et la foiblesse,
ses premieres voix sont la plainte et les pleurs.
L'enfant ... implore le secou.rs d 1 autrui par des cris".
And in the
Ms R 72, p. 46 he remarks that the "accent ... pathetique
et vehement 11
in music "n'est ... que l'amplifaction
du cri de la nature modifie dans
chaque langue par les inflexions
qui lui sont propres".
Rousseau's
account of the 'cri de la nature' was much inspired by Condillac's
rem.arks on the same subject in his Essai sur l'origine
des connoissances
humaines, I.ii.4,
OPC, pp. 19-21 (but see, too, eh. III, pp. 165-178
above).

y_. This passage of the Erreurs
p. 229.
Rousseau's transcription

sur la musique appears in CTWR,V,
of the text is inexact.

498

�z.
Cf. the following passage from the Essai sur l'origine
des
Tangues, eh. xiii,
p. 149: "La melodie fait precisement dans la
musique ce que fait le dessein dans la peinture."
See also the
other passages in Rousseau's writings on this subject cited in note
w above.
aa.
Serre, who, like Rousseau, was of Genevnn origin, could generally
I s musical
be counted ru::on,.,.
the principal
admirers of Ra."!leau
theory.
Already in his Essais sur les principes
de l'harmonie of 1753,
however, he had begun to criticise
Rameau's conception of the 'basse
fondamentale'
on the grounds (see pp. 81-84) that only a perfect major
chord could be characterized
by a unique 'basse fondamentale'
whereas
other chords required two or even three foundations.
Thus, he
remarked (pp. 81-82), "Tout Accord dissonnant porte necessairement
surplus
d'un Son fondamental ... des-lors
la Suite des Sons
fondamentaux n'est plus une simple suite de Sons uniques, mais une
suite de Sons, tantot uniques, &amp; tantot doubles, &amp; quelquefois
meme
triples.
Il me semble qu'on peut en consequence donner le nom de
Contrepoint fondamental a cette suite".
Later, in his Observations
sur les principes
de l'harmonie
(Geneve 1763), Serre elaborated this
objection,
maintaining
(see pp. 16-17) that Rameau's principles
did
not always meet the two conditions
which any 'basse fondamentale'
must fulfil, i.e., that every chord should find its natural foundation
in the resonating
tone that is supposed to underlie it, and that the
progression
of such tones should indicate the ha~monic relations
which
mark any succession of chords:
"11 ... est ... facile de remarquer que
la Basse fondamentale de M. Rameau manque souvent aces deux conditions,
que lessons
qu'il donne pour fondamentaux ne representent
pas toujours
les corps sonores dont lessons
des accords soient les harmoniques, &amp;
que les rapports entre lessons
supposes fondamentaux ne sont pas
toujours aussi simples qu'ils devroient l' etre."
bb.
This passage appears in Rameau's Erreurs sur la musique, CTWR,
v"-; pp. 203-204.
The thesis that the fifth is the most fundamental
of all harmonic intervals
had always figured in Rameau's musical theory.
Thus, in his Traite de l'harmonie of 1722, for instance,
he had
exclaimed (CTWR, I, p. 84), "La Quinte est le premier objet de tous
les accords".
Nearly every one of his later works repeats this
assertion,
and yet at the same time most of them also include the
incompatible postulate
that the third is the true primary interval.
This suggestion even appears in the Traite de l 1 harmonie itself,
as,
for instance,
in the following passage (ibid.,
p. 85):
"Si nous avons
regarde la Quinte comme le premier objet de tousles
accords, no s
ne devons pas moins attribuer
cette qualite aux Tierces, dont elle
est composee."
cc.
Rousseau had already elaborated
this point about the simplicity
of the Italian
style of accompaniment in a passage of his article
'Accompagnement' for the Encyclopedie,
I, p. 77 to which Rameau had
taken great exception (see the Erreurs sur la musique, CTWR,V,
pp. 204-205).
Before the publication
of Rameau's attack he had,
moreover, repeated the contention
in his Lettre sur la musique
fran9oise
(see La Querelle des Bouffons, I, p. 718, and Rameau's
Erreurs sur la musique, CTWR,V, pp. 205-212).
See also eh. IV,
pp. 248-249, 263-267, and 272-274.

499

�dd.
See the chapter of Rameau's Nouveau systeme de musique theoriQue
of 1726 entitled
'Exemples des erreurs qui se trouvent dans les
Chiffres du cinquieme Oeuvre de Corelly' in CTWR,II, pp. 104-116.
Rameau there decries Corelli's
account of the figured bass
('basse-continue')
which he regarded as too simple, inexact, and
artificial
by comparison with his own fundamental bass.
In an unpublished manuscript entitled
the 'Reponse a la Critique des chiffres
de
Corelly'
(Ms R 76: ancienne cote 78811) Rousseau put forward a detailed
defence of Corelli's
notational
system against the objections
of Rameau,
without, however, mentioning Rameau by name.
His conclusion is that
it would be damaging to the richness of our music if we were to substitute the more limited scheme of Rameau for that of Corelli.
Both have
their distinctive
virtues,
and (p. 6) we must try "par une Etude
detachee de tout prejuge des deux Systemes, d'en faire un seul qui ait
Le fond et Le solide du dernier et Cette Libre variete du premier fonde
sur des principes
incontestables".
(The Ms R 76 is not in Rousseau's
own hand, and it appears to be a copy of another manuscript which has
been lost.)
See also the article
'Chif£re'
in the Dictionnaire
de
musique, especially
pp. 94-96.
ee.
The account of Rameau's theory of sympathetic vibrations
which
Rousseau provides here does not refer specifically
to any passage in
the Erreurs sur la musique, but it quite closely approximates the sense
of some ideas expressed in his Nouveau systeme de musique theorique
(see CTWR,II, p. 28) and especially
his D~monstration du principe de
l'harmonie
(see CTWR,III, pp. 198-199).
The fact that these texts
are separated by a period of twenty-four years in Rameau's life did not
attract
the attention
of Rousseau, perhaps because his first source for
most matters of technical
detail would at this time have been
d'Alembert's
Elemens de musique suivant les principes
de M. Rameau
(Paris 1752), a work which ascribes a systematic but often artificial
coherence to the various formulations
of Rameau's theory.
An excellent
interpretation
of the many subtleties,
developments, and inconsistencies
in the philosophy of Rameau which both d'Alembert and Rousseau overlooked is provided by Shirlaw in his Theory of Harmony, pp. 63-285.
ff.
Joseph Sauveur's essays on mathematics and acoustical
theory,
which appeared in the proceedings of the Academie des sciences in the
first few years of the eighteenth
centu.ry, were apparently unknown to
Rameau at the time that he composed his Traite de l'harrnonie;
they
were first mentioned by him, and then only in passing, in his Nouveau
systeme de musique theorique.
The most important of Sauveur's works
is his S steme eneral des Intervalles
des Sons (see the Histoire de
l'Academie Royale des Sciences.
Annee 1701 Paris 1704], pp. 297-364
and 383-384), and it is probably to this text that Rousseau's passage
applies.
Sauveur had argued (see especially
pp. 352-353) that the
nodes which marked the weaker oscillations
of a vibrating
string would
be obscured by the more intense oscillations
of other strings placed
along side it:
"Le Son harmonique forme par la Sympathie d'une corde
voisine,
ou par un obstacle leger, est d'autant plus sensible,
qu'il a
de plus grandes ondulations .... Il arrivera
meme que si le noeud d'un
petit Son harrnonique se trouve voisin de deux noeuds de Sons plus
grands, le plus petit sera efface par les deux plus grands, ensorte que
l'on n'entendera
distinctement
les petits
que quand ils seront d'ordre,
comme ils sont vers les noeuds des premiers Sons harmoniques,
c'est-a-dire
des l.2.3.4e.~c.
Sons."
In 1748 Diderot had discussed

500

�the acoustical
theory of Sauveur in some detail in his Memoires sur
differens
s1Jjets de mathematioues (see Assezat-Tourneux,
IX,
pp. 119-128).
~·
In his Trattato di musica Tartini had argued that the arithmetical
proportions
of the octave scale give rise to the minor harmony, just as
the harmonic proportions
yield the major tones.
This conjunction of
arithmetic
and harmonic intervals
was a necessary feature of the natural
'sistema armonico' itself,
and in his view it there=ore entailed that
the minor and major harmonies were in~eparably derived from the same
principles.
Thus, he wrote (p. 68), "L'harmonia di terza r:linore si e
presa in prestito
dalla scienza Aritmetica,
e sia quasi straniera,
e
accidentale
alla musica, cio nego assolutamente;
e per lo contrario
dico, che il sistema dell'armonia
di terza minore non solo e inseparabile
dal sistema dell'armonia
di terza maggiore, ma anzi e lo stesso identico
sistema".
Rousseau regarded Tartini's
views on this point as an
alternative
to Rameau's theory, since Rameau had imagined that the
generation of the minor mode conformed to a pattern roughly identical
in
fact - and not just in principle
- to.that
of the major scale, which
made the construction
of one mode rather than the other appear to be
merely a matter of choice.
In his Demonstration du principe de
l'harmonie he had attempted to escape from this dilemma by maintaining
(CTWR, III, p. 199) that the minor mode was only generated as a possibility
in virtue of the "premieres loix de la nature",
whereas the major mode
was produced in accordance with Nature's "premiere intention".
The
proof of this distinction
lay in his claim that while the sympathetic
vibrations
which formed the major harmonics resonated throughout the
whole length of strings placed alongside a 'corps sonore',
the oscillations which constituted
the minor mode vibrated only in segments of these
strings.
According to Rameau, that is (see especially
ibid.,
pp. 177
and 199), the minor harmonics of the twelfth and seventeenth tones below
a 'basse fondamentale'
vibrate but do not resonate,
a proposition
which
Rousseau treated as absurd, "comme si l'on disoit que le soleil luit et
qu'on ne voit rien", in a note to eh. xviiii
of the Essai sur l'origine
des langues (see note 360 above).
Rousseau believed that Rameau's
fundamental error had been to overlook the nodes which mark the oscillations of both major and minor harmonic tones, since a single 'corps
sonore' never excites either the vibration
or the resonance of its full
multiples,
though each oscillating
segment of that 'corps' always produces both effects in the corresponding aliquot part.
Tartini had
helped to demonstrate.the
point through an experiment which yielded the
minor harmonics of a 'son fondamental'
from the sympathetic vibrations
of two 'corps sonores' alone, though his own account of the origin of
the minor mode "pourroit bien n'etre pas plus solide que celle de
M. Rameau" - as Rousseau remarks in the passage above - presumably
because his arithmetical
series which gave rise to the minor harmony
required a succession of different
fundamental tones (see the Trattato
di musica, especially
p. 70).
See also the article
'Systeme' in
Rousseau's Dictionnaire
de musique, pp. 482 and 488, and eh. IV, note
121.

501

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Miscellaneous papers (including
draft of a passage from the Discours sur l'inegalite).

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BN Ms n.a. fr. 5215.
Miscellaneous papers (including an intermediate draft of the preface to the Discours sur les sciences et les
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3.

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225.

Contrat

social

4.
Geneve Ms fr. 228.
Miscellaneous
of part of the Discours sur l'inegalite
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a Bordes').
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Proiet de Constitution
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(Manuscrit

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papers (including a rough draft
and the 'Preface d'une seconde
Rough drafts

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A collection
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8.
Neuchatel Ms R 16 (ancienne cote
(including rough drafts of the article
Lettres de la montagne).

The Essai

sur l'origine

7840).
Miscellaneous papers
'Economie politique'
and the

9.
Neuchatel Ms R 18 (ancienne cote 7842).
Miscellaneous
(including notes from readings incorporated
in the Discours
10.
Neuchatel Ms R 19 (ancienne cote
(including the notes on 'Prononciation').

7843).

Miscellaneous

papers
sur l'inegalite).
papers

11.
Neuchatel Ms R 30 (ancienne cote 7854),
Miscellaneous papers
(including
the fragment on 'Le luxe, le corranerce et les arts').

12.
Neuchatel Ms R 31 (ancienne cote 7855).
(including
the 'Discours sur les richesses').

Miscellaneous

papers

13.
Neuchatel Ms R 32 (ancienne cote 7856).
Miscellaneous
(including
the fragment on the 'Etat de guerre').

papers

14.
Neuchatel Ms R 42 (ancienne
entitled
'Mon Portrait'.

cote 7866).

502

Fragments collectively

�15.
Neuchatel Ms R 43 (ancienne cote 7867).
(including
the fragment entitled
'Des Loix').

Miscellaneous

papers

16.
Neuchatel Ms R 45 (ancienne cote 7869).
Miscellaneous
(including
the first draft of part of the 'Derniere reponse').

papers

17.
Neuchatel Ms R 48 (ancienne cote 7871b).
(including
the 'Fragment biographique').

Miscellaneous

papers

18.
Neuchatel Ms R 50 (ancienne cote 7872b).
Miscellaneous
(including
the first draft of the 'Reponse a M. Gautier').

papers

19.
Neuchatel Ms R 51 (ancienne cote 7872e).
Miscellaneous
(including
the so-called
'Reponse a un naturaliste').

papers

20.
Neuchatel Ms R 55 (ancienne
of the Dictionnaire
de musique.

draft

cote 7875).

An intermediate

21.
Neuchatel Ms R 56 (ancienne cote 7875a-d).
(mainly rough draft fragments of the Dictionnaire

Miscellaneous
de musique).

papers

22.
Neuchatel Ms R 58 (ancienne
Examen de deux principes.

cote 7877a).

The second draft

23.
Neuchatel Ms R 59 (ancienne
Examen de deux principes.

cote 7877b).

The final

24.
Neuchatel Ms R 60 (ancienne cote 7877c).
ou Reponse aux erreurs sur la Musique (including
original
draft of the Discours sur l'inegalite).

draft

of the
of the

Du Principe de la Melodie
a fragment from the

25.
Neuchatel Ms R 69 (ancienn~ cote 7881d).
an Grimm iiber das Franzosische
und Italienische

The so-called
Musik-Drama'.

'Schreiben

26.
Neuchatel Ms R 72 (ancienne cote 7881g).
Miscellaneous papers
about music (including
two fragments from the original
draft of the
Discours sur l'inegalite).
27.
Neuchatel Ms R 76 (ancienne
des chiffres
de Corelly 1 •

cote 78811).

The 'Reponse

a la

Critique

28.
Neuchatel Ms R 91 (ancienne cote 7887).
Miscellaneous
letters
and
papers (including
the projected preface to the Essai sur l 1 origine des
langues).
29.
Neuchatel
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                <text>&lt;strong&gt;Abstract:&lt;/strong&gt; This study is focused upon a variety of specific problems which I believe the early writings of Rousseau were designed to solve. Most of the works that are discussed here were drafted by Rousseau between 1750 and 1756, and I shall argue that a proper grasp of this fact about their temporal proximity is important to an understanding of the conceptual relations which underlie them. I hope to show that any accurate account of Rousseau's meaning must incorporate a careful examination of the context in which his ideas were developed, and I shall therefore be concerned very largely with the manner in which his writings were conceived as replies to arguments that were produced by other thinkers. The first chapter is devoted to an account of some mistaken interpretations of Rousseau's meaning. We often confuse our own beliefs about the contemporary significance of certain ideas with the sense which their authors originally intended they should have, and in this chapter I consider a number of misconceptions of that kind, as well as some mistaken correctives to them, which have appeared in Rousseau studies. The views of C.E. Vaughan and Robert Derathe, in particular, are discussed with reference to these problems. The second chapter is concerned with the influence of Diderot upon Rousseau and especially with the intellectual debt which Rousseau owed to Diderot's article 'Droit naturel'. The 'Economie politique' and the Manuscrit de Geneve are shown to exhibit the influence of Diderot in two quite different ways, and the conceptions of the 'volonté generale' of the two figures are compared in the light of the differences between their accounts of the natural society of mankind. In the third chapter the arguments of the &lt;em&gt;Discours sur l'inegalité&lt;/em&gt; are examined in connection with the ideas of several other figures from whom Rousseau drew some inspiration or against whom he raised some objections in that work. The chapter opens with a challenge to the thesis that the second Discours bears the stamp of Diderot's influence, and it continues with several sections, which are concerned with the historical, anthropological, linguistic, and political views of Buffon, Condillac, and Hobbes and Locke, respectively, while two final sections describe Rousseau's account of the transformation of natural into social man. The fourth chapter compares a number of ideas about the nature and origin of music which were put forward by Rameau and Rousseau. It traces the course of their controversy about this subject through the writings of both thinkers, and in the case of Rousseau it is addressed especially to his articles on music in the &lt;em&gt;Encyclopedie&lt;/em&gt;, his &lt;em&gt;Lettre sur la musique françoise&lt;/em&gt;, his &lt;em&gt;Examen de deux principes&lt;/em&gt;, and his &lt;em&gt;Essai sur l'origine des langues&lt;/em&gt;. It also attempts to establish that the &lt;em&gt;Discours sur l'inegalité&lt;/em&gt;&amp;nbsp;at first contained a section about the genesis of music which Rousseau eventually incorporated in the &lt;em&gt;Essai sur l'origine des langues&lt;/em&gt;. The chapter, moreover, offers an interpretation of the place of music and language in the general context of Rousseau's social theory, and it provides a critique of several accounts of tbe historical relation between the &lt;em&gt;Essai&lt;/em&gt; and the second &lt;em&gt;Discours&lt;/em&gt; which have neglected that common feature of their meaning. The final chapter is concerned with the&amp;nbsp;&lt;em&gt;Discours sur les sciences et les arts&lt;/em&gt; and with the writings which Rousseau produced between 1751 and 1753 in defence of that text against its critics. I argue there that while the first &lt;em&gt;Discours&lt;/em&gt; is the most shallow and least original of all of Rousseau's major works, the controversy which followed its publication helped him to focus his ideas about culture and society much more sharply than he had done before. I try to show that Rousseau's replies to the detractors of the &lt;em&gt;Premier Discours&lt;/em&gt; constitute a refinement of his views along the paths which he was then to pursue further in the &lt;em&gt;Discours sur l'inegalité&lt;/em&gt;&amp;nbsp;and the &lt;em&gt;Essai sur l'origine des langues&lt;/em&gt;, and I conclude with some reflections about the systematic nature of his early social theory as it was developed in the period between his composition of the first and second &lt;em&gt;Discours&lt;/em&gt;. The appendix consists of an annotated transcription of the manuscript on the origins of music and language discussed at length in chapter IV.</text>
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          <name>Description</name>
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              <text>Garland Publishing, Inc., New York &amp; London</text>
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              <text>Institute of Intellectual History, University of St Andrews</text>
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